Au dessus du temps tout est vivant. (23-03-018)

Description du cours:

Il existe une vie ‘vivante’ , et une vie ‘morte’.

Une vie vivante, c’est une vie dans laquelle on a conscience que le monde a été créé pour soi. C’est une vie dans laquelle on a conscience que rien n’est ‘naturel’ ou ‘automatique’, tout est providentiel. Si je jette une pierre à terre et qu’elle tombe, ce n’est pas le fruit d’une loi de la nature qui se répète, c’est Achem qui décide de réitérer à chaque fois sa volonté de faire tomber la pierre. Même les choses mécaniques et habituelles obéissent à des volontés divines.

Une vie vivante, c’est une vie dans laquelle les éléments de la création servent l’homme dans sa mission.

Faut que tu te battes pour avoir de la Parnassa ? Faut que tu te battes pour avoir des enfants ? Faut que tu te battes pour chaque chose ? Bien sûr que non ! On se bat quand tout autour semble morne, et si tout autour semble morne, c’est qu’on a cherché à effacer la source qui les anime…

Rabi Tsikel, l’arrière petit- fils du Noam Elimeleh, avait intégré la Yeshiva d’Aix-les-bains. Un shabat, le rabbi demanda à manger un poisson. Comme le veut la tradition hassidique, il est bon de manger du poisson à tous les repas de Shabat. Or ce shabat, il n’y en avait pas. Que fit le Rabbi ? Il demanda aux élèves s’il y avait un lac proche. Ils répondirent par l’affirmative, mais cela voulait-il dire que la présence de poissons était évidente ? Le rabbi leur répondit que la présence ou l’absence de poissons n’était pas leur problème. Il se rendit au lac. Il s’est trouvé que pile à cet endroit se trouvait un marchand qui souhaitait liquider un stock de poisson. Les élèves étaient stupéfaits. Mais le rabbi a t-il demandé quelque chose d’anormal ? La création d’un animal imaginaire ? Non ! Il demanda juste qu’un élément de la nature censé servir l’homme vienne à lui, ou que son chemin parvienne jusqu’à lui.

Le rav Ifrah rapporte également que sa grand-mère avait une voisine veuve, qui ne pouvait pas travailler pour subvenir aux besoins de ses enfants. Tous les jours, elle ouvrait un tiroir et y trouvait de l’argent pour subvenir aux besoins de sa famille !

Ca, c’est une vie vivante. Une vie dans laquelle on laisse la place à Achem. Une vie dans laquelle on ne sent pas qu’on se bat pour chaque chose. Une vie dans laquelle Emouna n’est pas inconscience mais réalité.

Pour Achem, rien n’est impossible !

C’est pour échapper à ces concepts de ‘vie morte’ qu’on lit le tikoun Hatsot. Rabbi Nahman enseigne que lire Tikoun Hatsot, c’est détruire la Sitra A’hra, c’est à dire détruire les concepts de la vie qui nous bloquent, qui nous éloignent de la conscience d’Achem. Quels sont ces concepts ? La חכמת הטבע, la sagesse des lois naturelles, les concepts suivant lesquels tout est automatique, et rien n’est guidé par Achem.