Concernant l'habitude de boire du thé avant la prière afin d'être plus concentré, le Baal Chem Tov, que son souvenir soit béni, disait qu'il vaut mieux « faire bouger et remuer » sa prière plutôt que de remuer son thé avant de la faire (à l'instar du sucre que l'on fait fondre en le remuant dans une tasse de thé).
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-553
Quand Rabbi Nathan devait dormir avec une autre personne dans sa chambre, il s'arrangeait pour en choisir une qui dormait profondément, de façon qu'il ne la gêne pas dans son service divin. Rabbi Nahman de Toulchin rapporte qu'il eut l'occasion de se retrouver dans la même chambre que son maître, pour y dormir.
Cependant, le disciple avait décidé de rester éveillé toute la nuit, afin de connaître l'emploi du temps nocturne de Rabbi Nathan. Tout à coup, celui-ci s'approcha de Rabbi Nahman de Toulchin et lui dit : 'tu ne dors pas encore ' Eh bien dors'. Aussitôt, le disciple fut plongé dans un profond sommeil, et n'eut pas le mérite d'assister aux dévotions de son maître.
Un scénario analogue se répéta pour d'autres hassidé breslev.
Source :
1-255
Un jour, Rabbi Itshak Aïzik fit irruption chez Rabénou, dans un état de grande excitation. Il voulait lui faire part d'un enseignement extraordinaire qu'on lui avait révélé en rêve. Rabbi Nahman lui fit signe de se taire, mais, dans sa fougue enflammée, il ne prêta pas attention à son geste. Rabbi Itshak dévoila le contenu du rêve, puis se sentit tout à coup pris de fatigue.
Quelques jours après, il quitta ce monde. Les hassidé breslev virent dans cet incident une allusion à cette règle du Talmud : 'celui qui enseigne une loi devant son maître est passible de mort'
(cf Hayé Moharan §313).