Un roi partit un jour à la chasse, accompagné de sa cour. Ils se mirent à poursuivre un cerf, mais sans succès.
Toute tentative de le capturer se révéla vaine. Les serviteurs du monarque avaient déjà renoncé : ils lui conseillèrent de rentrer au palais.
Le roi n'était pas de cet avis. Au contraire, il leur déclara : 'si je ne capture pas ce cerf vivant, ma vie en paraîtra bien fade. Je me sens obligé de l'attraper. Je m'obstinerai à suivre ses traces, jusqu'au but que je me suis fixé'. Rabénou raconta cette histoire, à propos de l'enseignement d'Abba Chaoul, qui est mentionné dans la leçon 55 de la première partie du Likouté Moharan. L'Amora rapporte qu'il a poursuivi un cerf sans pouvoir l'atteindre. Ce concept est relatif à la terre d'Israël, comparée à cet animal, et qui est plus précieuse que toutes les autres contrées.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-587
Rabbi Nathan était très estimé des hassidim précédemment évoqués. Ils l'appréciaient beaucoup et lui déclarèrent, après la disparition de leur maître, Rabbi Ouri de Strelisk zatsal :
'si notre Rabbi était encore de ce monde, il serait venu vous accueillir en grande pompe'.
Source :
1-773
Lorsque Rabbi Nathan se rendait dans la ville de Téplik, il était hébergé chez
Rabbi Nétanel. Après sa disparition, il devint l'hôte de Rabbi Hirch qui n'avait pas d'enfants. L'un des opposants à Breslev prit également l'habitude de séjourner chez lui. Quand la tension grandit entre les communautés, cet homme essaya de convaincre l'épouse de Rabbi Hirch de fermer définitivement sa porte à Rabbi Nathan. Elle ne lui prêta aucune attention et continua à accueillir le disciple de Rabénou, comme elle le faisait déjà depuis plusieurs années.
La chose déplût fort à l'adversaire de la hassidout breslev, qui s'en prit violemment à la femme : il la maudit, en lui souhaitant de n'avoir aucune descendance. Toute en pleurs, elle alla voir Rabbi Nathan, à qui elle dit :
'regardez ce que vous m'avez fait ! J'ai été punie par votre faute : cet homme m'a souhaitée d'être privée d'enfants parce que je réalise le commandement d'hospitalité en vous logeant'.
Rabbi Nathan la rassura : 'son attitude à votre égard m'engage maintenant à prier en votre faveur'. Elle eut finalement des enfants. Ses descendants venaient à Ouman chaque année pour Rosh Hashana.