Alors que Rabénou était en déplacement, son cocher se mit en avant, vantant sa parfaite maîtrise de l'itinéraire. En effet, la route empruntée habituellement par le roi était impraticable, en raison de pluies abondantes, ainsi que de la fonte des neiges, qui l'avaient rendue boueuse.
Le cocher fit un détour, en allongeant le parcours, mais sa bonne connaissance des différentes chemins lui permit finalement de rejoindre la route principale qui, à ce niveau, était complètement sèche. Rabénou prit la parole : 'les jeunes et les mortifications constituent une voie classique mais somme toute ancienne, dans le service divin. La prière et le dialogue intime avec le Créateur, dans la solitude, s'inscrivent quant à eux sur une nouvelle route, mais qui rejoint cependant l'ancienne'.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-553
Quand Rabbi Nathan devait dormir avec une autre personne dans sa chambre, il s'arrangeait pour en choisir une qui dormait profondément, de façon qu'il ne la gêne pas dans son service divin. Rabbi Nahman de Toulchin rapporte qu'il eut l'occasion de se retrouver dans la même chambre que son maître, pour y dormir.
Cependant, le disciple avait décidé de rester éveillé toute la nuit, afin de connaître l'emploi du temps nocturne de Rabbi Nathan. Tout à coup, celui-ci s'approcha de Rabbi Nahman de Toulchin et lui dit : 'tu ne dors pas encore ' Eh bien dors'. Aussitôt, le disciple fut plongé dans un profond sommeil, et n'eut pas le mérite d'assister aux dévotions de son maître.
Un scénario analogue se répéta pour d'autres hassidé breslev.
Source :
1-87
Rabénou dit une fois :
« les opposants à la hassidout disent que l'essentiel, c'est l'étude de la Torah. Les hassidim, considèrent que l'essentiel, c'est la prière. Quant à moi, j'affirme qu'il faut prier, étudier, et prier de nouveau ».