Les hassidé breslev avaient volontairement laissé un périmètre vide, tout autour de la tombe de Rabbi Nathan, afin de bénéficier d'un espace plus large pour s'y recueillir. Cependant, on enterra dans cet espace Rabbi David Tsvi, le fils de Rabbi Chakhneh, lui-même fils de Rabbi Nathan. Il était le père de Rabbi Nahman de Némirov. En 1813, un rav de Breslev décéda. Il faisait partie des opposants à la hassidout breslev. Toutefois, les habitants de la ville souhaitant l'inhumer près d'une personnalité d'envergure, ils optèrent pour un emplacement, à proximité immédiate de la tombe de Rabbi Nathan, dans cet espace vide en question. Alors que le convoi mortuaire se dirigeait vers le cimetière, un hassid breslev qui habitait la ville, Rabbi Naftali, protesta vigoureusement contre une telle décision. Il s'étendit de tout son long à l'intérieur de la tombe fraîchement creusée, et apostropha l'assistance : 'si votre intention est d'enterrer ce rav à cet emplacement, mettez-le sur moi !' Les gens n'eurent pas le courage de lui répondre, car il faisait montre d'une réelle détermination. Les membres de la hevra kadisha n'eurent d'autre choix que de trouver une autre place...
Entre temps, Rabbi David Tsvi décéda et fut inhumé près de son grand-père Rabbi Nathan.
Source :
1-671
Après la disparition de Rabénou, Rabbi Nathan raviva la flamme de l'enthousiasme des hassidé breslev, en leur démontrant que les faits et gestes du maître s'inscrivaient encore au temps présent, comme il est rapporté dans Yémé Moharnat. Au cours de l'un de ses voyages, le disciple de Rabénou séjourna chez un hassid breslev.
Lorsque vint le moment de passer à table pour le déjeuner, du borchtch (un plat traditionnel à base de betteraves) fut servi aux convives. Cependant, Rabbi Nathan s'aperçut qu'une personne avait droit à un menu différent. Quand il en fit la remarque au maître de maison, celui-ci lui répondit qu'il souffrait d'une maladie touchant les poumons, la consommation de ce type d'aliments étant à proscrire dans pareil cas. Rabbi Nathan ordonna d'attribuer au malade le même plat que les autres. Cette personne se mit à manger, suivant la consigne du maître, et se rétablit complètement ! Sa guérison relevait du miracle. Quand, par la suite, l'ancien malade rencontra le médecin, celui-ci était stupéfait de le voir encore en vie. 'Vous pensiez, en me voyant dans cet état, que tout espoir était déjà perdu de me voir un jour recouvrer la santé...' A quoi le médecin répondit : ' je n'y comprends rien. Comme cette maladie a-t-elle pu disparaître ' Je suis incapable de vous dire de quelle manière cette maladie procède...'
Source :
1-711
Rabbi Nathan disait de son disciple Rabbi Ozer, décédé jeune à la suite d'une action qui avait irrité son maître, qu'il présentait l'aspect de 'celui qui a contemplé et qui est mort' (cf LM I,31).