Rabbi Nathan avait l'habitude de rendre visite aux hassidé breslev qui habitaient Krimentchouk. L'un d'eux se nommait Rabbi Efraïm, le fils de Rabbi Naftali, l'élève de Rabénou. Quand Rabbi Efraïm apprenait que Rabbi Nathan arrivait, il allait systématiquement à sa rencontre, afin de l'aider à porter son bagage. Une fois, Rabbi Efraïm eut du retard.
Rabbi Nathan fut donc contraint de soulever sa valise. Quand par la suite, Rabbi Efraïm le rencontra, ce dernier se confondit en excuses pour son retard. Rabbi Nathan lui répondit, avec une pointe de tristesse : 'il ne m'est jamais venu à l'esprit qu'un jour, une personne telle que moi soit obligée de porter elle-même ses propres affaires !'
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1-609
Rabénou recommanda à Rabbi Nathan d'innover chaque jour dans son étude, ce qu'il fit durant toute sa vie. Le disciple raconta qu'une veille de Shabbat, aucune explication originale ne lui vint à l'esprit. Il décida alors d'emprunter un chemin qui le mena hors de la ville. Dans ce lieu, Rabbi Nathan pria D. de lui envoyer quelque idée nouvelle. Il parvint finalement par découvrir un aspect nouveau, en 'pressant avec le petit doigt' l'un de ses commentaires.
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1-280
Dans la leçon 277 (LM I,277), Rabénou explique que la consommation du pied d'un bovin constitue un remède pour une personne qui souffre d'une maladie des poumons. Rabbi Avraham Sofer a rapporté le contexte dans lequel Rabénou a été amené à énoncer un tel enseignement. La leçon citée fut dispensée le huitième jour de la fête de Soucot (cf Hayé Moharan §59). Ce jour-là, Rabbi Aharon, le rav de Breslev, rendit visite à Rabénou, et en profita pour lui amener une préparation culinaire à base de pied. Telle était la coutume de consommer ce type d'aliment le jour de fête. Rabbi Aharon avait reçu deux parts. Il décida d'en offrir une au Tsadik, qui saisit l'occasion de lui transmettre cet enseignement. Rabbi Nahman souffrait alors de la tuberculose.