Rabbi Nathan et Rabbi Naftali prenaient une fois un repas en commun.
Rabbi Nathan se mit à manger de l'oignon, ce qui étonna Rabbi Naftali :
«on rapporte pourtant au nom du Baal Chem Tov, qu'il ne faut pas consommer d'oignon durant la semaine, excepté le Shabbat, car cet aliment peut se révéler nuisible ! » Rabbi Nathan lui répondit alors :
« j'ignorai un tel enseignement ! Je n'ai pas entendu Rabénou s'exprimer de la sorte ». Quand plus tard, ils en vinrent à questionner Rabbi Nahman à ce sujet, il leur lança, étonné : « est-il permis à Shabbat de consommer un aliment nuisible ' » (cf Sihot haRan § 265)
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-696
Tout au long de la première année qui suivit la disparition de Rabénou, Rabbi Nathan récita au cours de la prière de minuit le paragraphe entier qui figure dans le livre des Lamentations, et qui débute par les mots : 'je suis l'homme qui a connu la misère sous la verge de son courroux'. Il agit de la sorte afin de trouver quelque consolation (cf Yémé Moharnat vol.1, §66).
Source :
1-693
A la fin de sa vie, Rabbi Nathan déclara : 'nos sages, de mémoire bénie, ont affirmé (Avoda Zara 5,b) qu'un homme ne peut véritablement pénétrer la sagesse de son rav, qu'au bout de quarante années d'attachement.
C'est pourquoi je comprends à présent que les sept mendiants évoqués dans les Contes, ne représentent en réalité qu'un seul et même personnage. Chaque mendiant qui apparaît un certain jour est connecté à celui qui intervient le jour suivant. Par exemple, protéger ses yeux de toute vision indécente dépend de la maîtrise de la parole, etc. Ainsi les qualités que possèdent les sept mendiants se retrouvent toutes dans un seul Tsadik redoutable.