A l'époque où Rabbi Nathan commença à se rapprocher de Rabénou, celui-ci en vint à évoquer la situation préoccupante à laquelle était confronté son disciple. L'épouse de Rabbi Nathan avait connu plusieurs fausses couches. Rabénou dit :
'du fait que je te rapproche du service de D., je te dois quelque chose.
Comme l'indique le Zohar (section Chémot 128,b) : 'heureux celui qui saisit la main des pécheurs pour les amener vers D.'. En ce qui concerne notre sujet- c'est-à-dire la bénédiction qui conduit à la naissance d'enfants bien portants- je ne souhaite pas que cela te soit octroyé gratuitement'.
Rabbi Nathan lui amena donc un 'pidyon' (ici des objets en don, qui représentent une certaine somme d'argent, destinée au rachat de son âme) correspondant à une table et six chaises. Bien des années après, Rabbi Nathan se rendit compte que D. l'avait gratifié de cinq garçons et d'une fille.
Il s'exclama : 'si j'avais su que la bénédiction des enfants était liée à ce point au 'pidyon', j'aurais amené à Rabénou une douzaine de chaises !'
ce qui lui aurait permis d'avoir douze enfants.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-537
A l'époque de Rabbi Nathan, une personne souhaitant se rendre en Pologne devait être munie d'une autorisation gouvernementale et d'un passeport. Malgré tout, Rabbi Nathan et Rabbi Nahman de Toulchin n'eurent d'autre choix que de se rendre là-bas, sans ces pièces officielles.
Les douaniers n'avaient pas l'habitude de contrôler les rabbins, mais ils se contentaient de leur demander s'ils les avaient en leur possession. Lorsqu'ils répondaient que leurs papiers étaient en règle, les douaniers ne poussaient pas plus loin l'investigation. Quand ce fut au tour de Rabbi Nahman de se présenter, il leur déclara : 'peut-on de nos jours voyager sans passeport ''
Cette ruse leur permit de franchir la frontière sans encombres.
Source :
1-138
Rabénou voyagea une fois en compagnie de Rabbi Yitshak Leib de Téplik, le père de Rabbi Nahman, (que l'on appelait communément Rabbi Nahman le fils de Rabbi Yitshak Leib).
Rabbi Yitshak Leib passait pour être un très grand faiseur de miracles.
En cours de route, Rabénou émit vivement le souhait de se tremper dans un bain rituel. Quand il entendit cela, son compagnon de route lui dit : « si le rav me l'y autorise, je lui ferai un bain rituel ». Dès que Rabénou lui eut donné son accord, Rabbi Ytshak Leib traça un cercle sur le sol, avec l'aide de son bâton, ce qui lui permit de délimiter un espace qui devint un bain rituel. Rabénou vint pour s'y tremper. Mais lorsque son auteur voulut à son tour s'immerger, Rabénou lui dit :
« toi, non ! »