Ayant bu quelques gorgées d'un vin particulièrement fort, lors d'un Simhat Torah, Rabbi Nahman de Toulchin se retrouva en état d'ébriété. Débordant de joie, il s'écroula aux pieds de Rabbi Nathan, en lui disant : 'vous êtes toute ma vie ! Vous êtes ma raison de vivre !' Le lendemain, Rabbi Nathan lui demanda s'il se rappelait des paroles prononcées la veille. Rabbi Nahman de Toulchin lui affirma : 'je m'en souviens parfaitement, et aujourd'hui encore, je peux l'affirmer haut et fort !'
A quoi Rabbi Nathan répliqua : 'ce que tu dis est véridique, mais pas quand il s'agit de déclarer de tels propos, sous l'emprise de la boisson, à Simhat Torah...'
Source :
1-258
Au moment où Rabénou dévoila le rouleau des secrets à Rabbi Nathan et Rabbi Naftali, il les mit en garde de ne révéler à quiconque le contenu de ce manuscrit. Une seule personne par génération devait être mise au courant.
Rabbi Nathan suivit ces directives. Quand celui-ci quitta ce monde, Rabbi Naftali transmit le précieux rouleau à Rabbi Aharon Lipvesker zal, un homme d'une grande sainteté, et dont la naissance était le fruit d'une bénédiction de Rabénou. Rabbi Aharon poursuivit la chaîne de la transmission en le remettant à Rabbi Avraham ben Rabbi Nahman zal. Avant la disparition de ce dernier, la fille de Rabbi Aharon, Tsirel, vint rendre visite à Rabbi Avraham, qui était alors très malade.
Elle lui demanda de bien vouloir transmettre le parchemin secret :
selon les directives de Rabénou, une seule personne devait être mise au courant ! Malheureusement, Rabbi Avraham avait déjà perdu l'usage de la parole au moment où Tsirel l'interrogea. On ignore si Rabbi Avraham a finalement remis le rouleau caché à une autre personne.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-648
Au cours d'un repas pris dans la ville de Téplik, un hassid breslev demanda conseil à Rabbi Nathan, pendant qu'il consommait du borchtch (un plat à base de betteraves). Ce dernier ne répondit pas. Le disciple réitéra sa demande, mais le maître ne réagit pas. Pour la troisième fois, le hassid sollicita Rabbi Nathan, qui finit par lui répondre : 'je n'arrive pas à me décider : dois-je prendre une autre bouchée de ce plat, car la nourriture que j'ai déjà avalée me suffit peut-être. Et tu voudrais que je te réponde sur-le-champ ''