Rabénou a dit :
«le profit spirituel dont on peut bénéficier grâce à un jeûne dépend de la façon dont on l'achève. A l'issue du jeûne, on doit manger lentement, et non de façon gloutonne ».
(cf Berakhot 6,b : «le salaire du jeûne est la charité » (distribuée aux pauvres, à l'issue du jeûne) - Sanh. 35,a. Rachi sur place).
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-141
Rabbi Haïkel s'adressa une fois à Rabénou :
-Rabbi, j'aimerais vous poser une question, mais je crains de la poser.
-De quoi as-tu peur ' Répondit le maître.
-Je crains que vous me disiez : Haïkel, cesse de vivre, et alors je mourrai.
-Pose donc ta question ! Répliqua Rabbi Nahman, de plus en plus intéressé.
-Pourquoi attirez vous la controverse sur votre personne '
A Zlatipolia, vous êtes entré dans la ville pour y habiter, sans en demander la permission explicite, ce qui a provoqué la querelle.
A Breslev, vous avez été à l'origine du différend entre vous et le saint Rabbi Baroukh de Medziboz.
-Tu avais raison de prendre tes précautions, lui répondit Rabénou,
avant de poursuivre : « tu dois comprendre qu'il ne s'agit pas seulement de se déplacer d'une ville à l'autre mais de passer aussi d'un degré spirituel à l'autre, l'essentiel étant de finir la tâche qui m'incombe ».
En d'autres termes, ses déplacements faisaient partie intégrante de sa mission, même si cela pouvait occasionner des confrontations.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-545
Une personnalité notoire arriva une fois à Téplik. Les gens de la ville vinrent lui rendre visite, munis de leur kvittel, et d'une somme de rachat (pidyon), afin qu'il intercède pour chacun d'entre eux, car tous espéraient qu'il contribuerait à alléger leurs soucis quotidiens. L'accueil de l'ensemble de la communauté prit une nuit entière.
Quand on rapporta ce fait à Rabbi Nathan, il s'étonna : 'une nuit complète pour du matériel, et aucune demande d'ordre spirituel '!'