A l'époque où Rabénou était de passage à Térovitsa, à l'occasion du mariage d'un de ses disciples, une femme éhontée s'approcha de lui en demandant : 'Rabbi, donnez-moi de l'argent pour les danseurs'. Sa requête trahissait son effronterie. Des proches du Tsadik l'entendirent s'exprimer au sujet de cette femme : 'c'est une courtisane'. Elle était alors enceinte et elle donna naissance à un enfant qui devint plus tard un pécheur notoire, à tel point que les membres de la communauté de Térovitsa le surnommèrent 'Pinhasel Cheigets'-
« Pinhas le dépravé ».
Les hassidé breslev savaient d'après leur maître, qu'il avait été conçu dans la faute. Ce Pinhasel faisait beaucoup souffrir Rabbi Itshak, le gendre du Maguid de Térovitsa. Une fois, il fit courir le bruit qu'il avait commis une grave faute, mais quand il tenta de convaincre les gens de la ville du bien fondé de ses paroles, ils lui lancèrent :
'espèce de sot, qui peut croire une chose pareille '' Il leur rétorqua :
'mille personnes peuvent ne pas me croire, mais il en suffit d'une seule. En ce qui me concerne, je suis sûr de ce que j'avance'. Plus tard, il envoya un émissaire à Rabbi Itshak, car il voulait se réconcilier avec lui, mais celui-ci lui fit parvenir le message suivant :
'il n'y aura d'entente entre nous, qu'à la seule condition d'être éloignés l'un de l'autre'.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-753
A l'époque où la controverse fit rage contre les hassidé breslev, Rabbi Nathan s'entretint une fois avec son fils Rabbi Itshak, au sujet du voyage que celui-ci escomptait faire à destination d'Ouman, pour Rosh Hashana.
Son père lui indiqua la marche à suivre : 'si le conflit prend des proportions telles qu'il te sera impossible de te rendre sur la tombe, la veille de fête, tu te tiendras même au 'Rout Hoïz' (il s'agissait d'un grand centre commercial dans lequel les échoppes étaient disposées en rangées circulaires.
Il était possible d'y apercevoir le lieu où repose Rabénou). Tu orienteras ton regard vers le tombeau, et tu y réciteras les dix Psaumes du Tikoun haklali. Si les opposants ne te laissent pas prier avec eux à la synagogue, tu feras ta prière dans le vestibule, le 'Polish'.
Tu devras être à Ouman, c'est là l'essentiel'.
Source :
1-120
Rabénou déclara un jour à ses disciples sur un ton implorant :
« vous êtes certes des hommes dignes, mais ce n'est pas à cela que j'aspirais. J'avais pour but de vous rendre tels des animaux de la forêt qui poussent leurs hurlements vers D. durant des nuits entières ».