En semaine, Rabbi David Tsvi le beau-père de Rabbi Nathan, ne procédait jamais à l'ablution des mains avant le repas. A la place du pain, il consommait des biscuits en quantité modérée. Il agissait de la sorte, car il prenait en compte les différents avis plus stricts relatifs au lavage des mains.
L'épouse de Rabbi Nathan lui préparait à son attention deux biscuits et demi pour tout repas. Rabbi Avraham, le fils de Rabbi Nahman disait qu'un tel comportement laissait entrevoir la grande piété qui animait Rabbi David Tsvi qui ne mangeait pas au-delà de la quantité réglementaire. Ni surplus, ni trop peu : il se contentait du minimum vital.
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La première veille de Shabbat de son installation à Breslev, après avoir quitté Zlatipolia, des gens de la ville vinrent accueillir Rabénou. Le chantre Yossef, que l'on surnommait « Yosselé Hazan » se trouvait parmi eux. Il avait donné un coup de main à Rabénou dans son appartement, mais il le fit de manière hypocrite, car les habitants de Breslev n'aimaient guère Rabénou. Ce dernier ne le rapprocha pas de lui.
Quand les villageois vinrent s'installer à la table de Rabénou, le chantre Yosselé se joignit à eux. Il voulut entonner le chant « Ménouha vésimha » en sa présence. Avant même d'avoir commencé, Rabénou se mit à révéler le troisième enseignement du Likouté Moharan « Akroukta », qui débute par les mots : « celui qui entend une mélodie chantée par un pécheur' »
Le chantre garda la bouche close. Quand Rabbi Avraham le fils de Rabbi Nahman racontait cette histoire, il apportait l'explication suivante :
« c'est la raison pour laquelle Rabénou n'a pas débuté sa leçon par la grandeur du chantre digne, mais plutôt par celui du chantre pécheur, afin que l'individu auquel pensait Rabénou ne se figure pas être un chantre valable. Rabénou devait donc commencer son enseignement de cette façon, afin de le réduire au silence ». Le lendemain soir, à la sortie de Shabbat, à l'occasion du quatrième repas, Yosselé se mit à entonner le chant « Hamavdil bein kodesh lehol » sans la permission de Rabénou.
Quand il parvint à la phrase « halfa onat minhati » sa langue fourcha et il dit : « onat mitati »' Rabénou déclara à propos : « il vient de dévoiler sa véritable nature' » Rempli de honte, son déshonneur était connu de tous. Il quitta Breslev et abandonna le judaïsme en abjurant sa foi. Cependant, il finit plus tard par revenir à la religion de ses ancêtres, à la suite d'une histoire qui fut racontée devant Rabénou, durant la nuit de la Nativité. L'un des disciples mentionna la fête chrétienne dite « des quarante ». Quarante personnes s'étaient assises dans un endroit, sans rien à se mettre sous la dent. Un miracle advint : ils trouvèrent trois miches qui leur suffirent. Le narrateur inversant l'ordre des mots de l'histoire, tout le monde entendit qu'il y avait en fait trois hommes qui devaient se partager quarante miches de pain'! Ce récit donna lieu à un grand éclat de rire. Rabénou déclara alors : « Yosselé est déjà revenu parmi nous ! » Il se repentit et revint dans le giron du judaïsme.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
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Rabbi Ytshak Leib habitait à Téplik et passait pour être un grand thaumaturge, comme mentionné précédemment. Certains allèrent même le prendre pour le Mashiah ! Il est vrai qu'avec lui, les femmes stériles devenaient capables d'enfanter, etc., et sans délai !
Sa renommée s'étendit à tel point que lorsqu'il voyageait, toute une foule de gens le suivait en carriole. Pourtant, les Justes de la génération le rabaissaient, ce qui l'affligeait beaucoup. C'est alors que Rabénou prit position : « est-ce une tâche noble de rabaisser quelqu'un '
Une tâche noble consiste à relever l'individu ! » Rabénou le rapprocha de lui et lui donna plusieurs directives, dont l'une d'elles était de s'abstenir de porter les Téfilin de Rabénou Tam durant une année entière.