A l'occasion de sa visite à Safed en 1823, Rabbi Nathan rencontra l'un des rabbins de la ville. Ce dernier lui fit part d'un souci qui agitait son âme. Ce rav avait fait le voeu d'achever chaque jour la lecture du livre des Psaumes. Prenant de l'âge, il lui devenait de plus en plus difficile de respecter cet engagement. C'est pourquoi il lui demandait conseil : que devait-il faire '
Rabbi Nathan lui répondit qu'à présent, il suffisait de réciter les dix Psaumes du Tikoun haklali. Les dix mélodies qui composent les Psaumes y sont inclues, comme l'ont déclaré nos sages de mémoire bénie (cf Pessahim 117,a) :
'(le Tikoun haklali) chaque jour'.
Source :
1-298
Alors que Rabénou était en déplacement, son cocher se mit en avant, vantant sa parfaite maîtrise de l'itinéraire. En effet, la route empruntée habituellement par le roi était impraticable, en raison de pluies abondantes, ainsi que de la fonte des neiges, qui l'avaient rendue boueuse.
Le cocher fit un détour, en allongeant le parcours, mais sa bonne connaissance des différentes chemins lui permit finalement de rejoindre la route principale qui, à ce niveau, était complètement sèche. Rabénou prit la parole : 'les jeunes et les mortifications constituent une voie classique mais somme toute ancienne, dans le service divin. La prière et le dialogue intime avec le Créateur, dans la solitude, s'inscrivent quant à eux sur une nouvelle route, mais qui rejoint cependant l'ancienne'.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-114
Ayant fait le voyage de Dashiv à la ville où habitait Rabénou, ses disciples eurent l'occasion de lui raconter une anecdote.
Lors d'un certain jour de fête qui tombait cette année-là la veille de Shabbat - il s'agissait probablement de Simhat Torah - les disciples étaient attablés autour du repas du jour de fête, quand ils se mirent à parler entre eux du service de D., tant et si bien que leurs discussions se prolongèrent jusqu'à l'approche du Shabbat. Quand ils s'en rendirent compte, ils se hâtèrent de mettre fin à leur repas et à leurs réflexions, afin d'aller accueillir le Shabbat. Rabénou leur lança :
« vous qui êtes de Dashiv, vous agissez avec précipitation !
Il est possible d'étendre une nappe, de procéder à la sanctification du Shabbat (comme indiqué dans le Shoulhan Aroukh paragraphe 271), et de poursuivre les discussions ! », avant d'entamer la prière du vendredi soir.