A l'époque où Rabénou quitta Zlatipolia pour Breslev, il dut passer un Shabbat à Ouman, chez Rabbi Avraham Hayim, le père de Rabbi Moshé
Krasinchtein qui possédait en outre une auberge en ville.
Rabénou rencontra là-bas un abatteur rituel, qui habitait Ouman, et qui se trouvait être un Tsadik caché. Rabénou s'entretint avec lui, de l'importance que Rosh Hashana représentait à ses yeux. Il lui confia : « tout mon sujet, c'est Rosh Hashana ! » L'abatteur rituel lui demanda s'il pouvait rester à Ouman jusqu'à la veille de Rosh Hashana, afin de fournir en viande les habitants de la ville, en l'honneur du jour de fête. Ensuite, il parviendrait à Breslev avant la fête, en faisant usage de noms sacrés, qui lui rendraient le chemin plus court. Rabénou lui répondit : « chez moi, on vient me voir en utilisant des chevaux, et pas des noms sacrés ! »
On ignore s'il fit finalement le voyage pour être aux côtés du Tsadik à Rosh Hashana.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-670
Ayant bu quelques gorgées d'un vin particulièrement fort, lors d'un Simhat Torah, Rabbi Nahman de Toulchin se retrouva en état d'ébriété. Débordant de joie, il s'écroula aux pieds de Rabbi Nathan, en lui disant : 'vous êtes toute ma vie ! Vous êtes ma raison de vivre !' Le lendemain, Rabbi Nathan lui demanda s'il se rappelait des paroles prononcées la veille. Rabbi Nahman de Toulchin lui affirma : 'je m'en souviens parfaitement, et aujourd'hui encore, je peux l'affirmer haut et fort !'
A quoi Rabbi Nathan répliqua : 'ce que tu dis est véridique, mais pas quand il s'agit de déclarer de tels propos, sous l'emprise de la boisson, à Simhat Torah...'
Source :
1-645
Il arriva une fois que Rabbi Nathan se retrouve à Brody pour le jeûne du 9 av.
Par respect pour lui, des personnes vulgaires qui avaient l'habitude de se lancer mutuellement des chardons, s'en abstinrent cette année-là. Sur un ton moqueur, ils déclarèrent à Rabbi Nathan : 'vous nous avez gâché notre jour de fête !'. Au moment où Rabbi Nathan acheva de prendre son repas, ils se partagèrent immédiatement les restes. Devant une telle conduite, le disciple de Rabénou s'écria : 'je suis content de m'être rendu dans cette ville, après avoir pris de l'âge. Car dans ma jeunesse, il m'eût été impossible d'en supporter davantage'.