Lorsque Rabénou revint de Lemberg après avoir contracté la maladie qui devait l'emporter, il prit l'habitude de marcher en dehors de la ville aux abords de forêts, afin d'y respirer un air plus sain.
Un jour, alors que Rabbi Nathan, Avraham Payès et Moshé Henkès l'accompagnaient, ils arrivèrent dans la forêt et, aussitôt descendus de la carriole, Rabénou s'en alla avec Rabbi Nathan et lui dévoila la leçon «aujourd'hui je t'ai enfanté» (Likouté Moharan, II,61).
Affaibli par la maladie, Rabénou faisait de petits pas, ne pouvant pas avancer plus rapidement. Avraham Payès et Moshé Henkès faisaient par contre de grandes enjambées. Rabbi Nahman se tourna vers Rabbi Nathan et lui dit : « tires-en une leçon : ils peuvent parcourir en un court instant ce que nous aurions nous-même parcouru en plusieurs heures ».
Le sujet concernant la relativité du temps, qui figure dans l'enseignement précité, s'applique aussi à l'espace.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-40
Alors qu'il faisait l'éloge de la terre d'Israël, Rabénou affirma une fois :
« soit Israël, soit Ouman ».
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-182
Rabénou n'appréciait pas spécialement les prédications qui étaient courantes à son époque, en raison de la renommée et de l'honneur qui s'attachaient à ce « métier ». Pourtant, il déclara au sujet du Maguid de Térovitsa : « lorsque le Maguid arrive dans un certain village, ses habitants se préparent à l'accueillir : ils ferment leurs commerces, portent en son honneur des vêtements de Shabbat,' Tous ces efforts déployés engendrent des pensées de repentir. Sur ce point, la prédication est une bonne chose ».