A Chemini Atséret, Rabénou avait coutume de réserver une table pour des
propriétaires terriens. Ses disciples hassidim n'étaient pas conviés à s'asseoir parmi eux. Cet usage était déjà suivi par le Baal Chem Tov.
Après avoir disposé les couverts, alors que toute l'assemblée de fidèles était partie pour faire la prière d'Arvit de Simhat Torah, les propriétaires prirent Rabénou et, étendant un dais au-dessus de sa tête, l'amenèrent ainsi à la synagogue, à l'instar des grands rabbins.
Chants et danses l'accompagnèrent le long du chemin. Les hassidim se joignirent à la fête, dans une joie commune.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-675
Quand Rabbi Nahman de Toulchin fit irruption à la synagogue, avant la prière de l'après-midi, en ce jour du jeûne d'Esther, il était particulièrement joyeux, parce que Pourim approchait à grands pas... Rabbi Nathan l'aperçut dans cet état et lui déclara : 'voilà que dans quelques minutes, l'assemblée va prononcer les mots 'car nous sommes dans une grande détresse' (dans le passage spécifique au jour de jeûne), et de plus, Pourim n'est pas encore arrivé.
A quoi cela sert-il d'éprouver de la joie à ce moment-là ''
Source :
1-285
A propos des repas de Shabbat, thème abordé dans Hayé Moharan §32, la discussion se rapportait essentiellement au troisième repas, consommé dans l'après-midi. En général, les gens rechignent à prendre à ce moment-là un repas copieux, car ils ont déjà assouvi leur appétit au cours du déjeuner.
Evoquant leur conduite, Rabénou s'écriait : 'voilà qu'on nous dit de manger, les enfants ! Et pourtant, personne ne veut se remettre à table'.
Les hassidé breslev avaient l'usage de reprendre mot pour mot cette formule, quand ils remarquaient une personne qui déployait bien peu d'efforts pour consommer les trois repas obligatoires.