Rabénou reprocha un jour à ses disciples : 'pourquoi donc devriez-vous peiner et assombrir votre vie, de sorte qu'il ne vous restera rien, en fin de compte ' Si vous faisiez moins d'efforts, vous auriez davantage de résultats !' En d'autres termes, courir après les futilités de ce monde-ci abrège la vie de l'homme. Par contre, en apprenant à se détacher des affaires d'un monde où règne chagrins et tracas, plus grand est l'espoir de connaître une meilleure fin.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-736
A propos de l'impératif d'être toujours joyeux, une personne posa un jour une question à Rabbi Nathan : 'que dois-je faire si je n'ai pas de quoi me réjouir, en raison de mes soucis et de l'affliction dans laquelle je suis plongé'' Le maître lui répondit : 'tu devras te servir de la joie que tu as éprouvée dans le passé, quand D. t'a délivré de certaines situations, car le Saint Béni-Soit-Il te sauvera une nouvelle fois. Il te faudra alors te réjouir de Sa bonté... Renforce-toi de cette façon, en te rendant joyeux'.
Source :
1-154
A l'époque où Rabénou quitta Zlatipolia pour Breslev, il dut passer un Shabbat à Ouman, chez Rabbi Avraham Hayim, le père de Rabbi Moshé
Krasinchtein qui possédait en outre une auberge en ville.
Rabénou rencontra là-bas un abatteur rituel, qui habitait Ouman, et qui se trouvait être un Tsadik caché. Rabénou s'entretint avec lui, de l'importance que Rosh Hashana représentait à ses yeux. Il lui confia : « tout mon sujet, c'est Rosh Hashana ! » L'abatteur rituel lui demanda s'il pouvait rester à Ouman jusqu'à la veille de Rosh Hashana, afin de fournir en viande les habitants de la ville, en l'honneur du jour de fête. Ensuite, il parviendrait à Breslev avant la fête, en faisant usage de noms sacrés, qui lui rendraient le chemin plus court. Rabénou lui répondit : « chez moi, on vient me voir en utilisant des chevaux, et pas des noms sacrés ! »
On ignore s'il fit finalement le voyage pour être aux côtés du Tsadik à Rosh Hashana.