On vanta une fois à Rabénou des talith qui avaient été confectionnés en Turquie, avec le plus grand soin.
Le maître répondit qu'il fallait s'efforcer de porter un beau talith.
Ses disciples déduisirent de ses paroles qu'on devait accorder davantage d'importance à la beauté du talith plutôt qu'aux soins déployés pour le fabriquer.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-218
Peu de temps avant la disparition de Rabénou, sa seconde épouse se mit à pleurer à chaudes larmes. En l'entendant, le Tsadik déclara à ses disciples : 'pourquoi pleure-t-elle '
Serait-ce à cause de l'argent '! Elle trouvera dans l'armoire l'intégralité de la somme inscrite dans la Kétouba'.
On ouvrit l'armoire et on en sortit un sac rempli de pièces, contenant 300 rendels, une petite fortune. Les hassidé breslev disaient que leur maître avait pris soin de mettre de côté ces pièces en monnaie courante, suivant en cela l'avis de Rabbi Méir, tel qu'il figure dans la Guémara.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-117
Lorsque Rabénou quitta Breslev pour venir s'installer à Ouman, au cours de l'été 5570 (1810), Rabbi Aharon décida lui aussi de quitter Breslev, afin de résider avec lui à Ouman, car il souhaitait vivre dans la proximité du saint maître. Quand Rosh Hashana approcha, Rabénou reçut une lettre de la part des habitants de Breslev, dans laquelle ils expliquaient leurs revendications. Du fait que Rosh Hashana arrivait, ils n'avaient plus de rav à la tête de leur communauté, Rabbi Aharon ayant choisi de les quitter définitivement. Ils s'adressaient donc à Rabénou en ces termes :
« si vous quittez notre ville, nous ne sommes pas en mesure de vous adresser un quelconque reproche, cependant pourquoi avez-vous pris avec vous le rav de la ville ' » Ils sollicitaient Rabénou afin qu'il tente de leur ramener Rabbi Aharon. Rabénou montra la lettre à Rabbi Aharon, qui lui demanda : « dois-je retourner là-bas (et par conséquent, je ne pourrai pas passer Rosh hashana en compagnie de Rabénou) ' »
Le maître lui répondit : « tu ne peux pas te faire idée de la souffrance que j'éprouverai, en te sachant loin de moi à Rosh Hashana' »
Rabbi Aharon questionna une seconde fois Rabénou : « dans ce cas, dois-je rester ici ' » Rabénou lui fit alors cette réponse :
« ils ont pourtant raison ! » Rabbi Aharon demanda à nouveau :
« dois-je partir d'ici ' » Rabénou lui répondit de la même façon, et ce dialogue se répéta à l'identique à plusieurs reprises, car telle était la façon d'agir de Rabénou : ne jamais donner d'ordre à qui que ce soit.
Finalement Rabbi Aharon décida de retourner à Breslev. Sur le chemin du retour, il rencontra Rabbi Nathan et Rabbi Naftali, qui voyageaient chez Rabénou. Lorsqu'ils l'aperçurent, ils lui demandèrent :
« maintenant, tout juste avant Rosh Hashana, tu quittes Rabénou ' »
Rabbi Aharon leur raconta la raison de son déplacement, mais ils lui répondirent : « et malgré tout' », en lui manifestant leur désapprobation pour ce choix. Il n'est pas convenable de ne pas être en compagnie de Rabénou durant Rosh Hashana ! Ils ajoutèrent : « même si Rabénou nous repoussait loin de lui, nous ne le quitterions en aucun cas, quand il s'agit d'être avec lui à Rosh Hashana ».