Lorsque Rabénou revint de Lemberg après avoir contracté la maladie qui devait l'emporter, il prit l'habitude de marcher en dehors de la ville aux abords de forêts, afin d'y respirer un air plus sain.
Un jour, alors que Rabbi Nathan, Avraham Payès et Moshé Henkès l'accompagnaient, ils arrivèrent dans la forêt et, aussitôt descendus de la carriole, Rabénou s'en alla avec Rabbi Nathan et lui dévoila la leçon «aujourd'hui je t'ai enfanté» (Likouté Moharan, II,61).
Affaibli par la maladie, Rabénou faisait de petits pas, ne pouvant pas avancer plus rapidement. Avraham Payès et Moshé Henkès faisaient par contre de grandes enjambées. Rabbi Nahman se tourna vers Rabbi Nathan et lui dit : « tires-en une leçon : ils peuvent parcourir en un court instant ce que nous aurions nous-même parcouru en plusieurs heures ».
Le sujet concernant la relativité du temps, qui figure dans l'enseignement précité, s'applique aussi à l'espace.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-515
Si les juifs ont pris l'habitude de réciter des prières axées sur le pardon des fautes commises, au petit matin, c'est bien parce qu'ils acquièrent alors le mérite de faire coïncider leur prière avec le lever du soleil, ce qui démontre l'importance d'une telle pratique.
Source :
1-581
A l'occasion de sa visite à Safed en 1823, Rabbi Nathan rencontra l'un des rabbins de la ville. Ce dernier lui fit part d'un souci qui agitait son âme. Ce rav avait fait le voeu d'achever chaque jour la lecture du livre des Psaumes. Prenant de l'âge, il lui devenait de plus en plus difficile de respecter cet engagement. C'est pourquoi il lui demandait conseil : que devait-il faire '
Rabbi Nathan lui répondit qu'à présent, il suffisait de réciter les dix Psaumes du Tikoun haklali. Les dix mélodies qui composent les Psaumes y sont inclues, comme l'ont déclaré nos sages de mémoire bénie (cf Pessahim 117,a) :
'(le Tikoun haklali) chaque jour'.