A l'occasion du mariage de Myriam, la fille de Rabénou avec le fils du Rav de Woltchisk, de nombreux Tsadikim et autres rabbins renommés firent le déplacement, en compagnie de leurs hassidim, et de leurs accompagnateurs. La veille de Shabbat, Rabénou demanda à Rabbi Nathan d'aller s'immerger dans un bain rituel, en l'honneur du Shabbat.
Toutefois, il devait faire attention à ne pas prendre les vêtements de quelqu'un d'autre, car il y avait grande foule.
Après avoir entendu les paroles de son maître, Rabbi Nathan se souvint qu'il s'était déjà trempé le matin. Il renonça donc à y aller une seconde fois, d'autant qu'il craignait de perdre ses propres vêtements, en s'y rendant. Le disciple fit part de ses réflexions au Tsadik qui lui dit :
« je souhaite vivement te voir aller au bain rituel, une seconde fois.
Fais attention à ce que tes vêtements ne te soient pas substitués ».
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-511
Pour annuler complètement les mauvais désirs, le seul conseil efficace reste la prière. 'Quand on brise un désir, il se coupe en deux', disait Rabbi Nathan. En d'autres termes, il faut le supprimer totalement, car si on ne fait que le briser, il peut devenir plus violent et précipiter l'individu dans une chute plus profonde. Cette 'brisure' du désir ressemble à un objet physique qui, une fois cassé, se sépare en deux morceaux distincts.
Source :
1-304
Rabénou avait l'habitude de prolonger la prière du premier soir de Rosh Hashana. Ses disciples savaient qu'ils ne devaient pas l'attendre, aussi finissaient-ils leur prière à part, puis ils gagnaient leur maison pour y consommer le repas du soir de fête.
Après avoir terminé, ils retournaient à la synagogue, et trouvaient encore Rabénou, toujours en prière, car cette dernière lui prenait environ quatre heures.