Après son installation à Breslev, Rabénou voyagea une fois à Ladizin.
Il se rendit un vendredi soir à une fête, en l'honneur de la naissance d'un garçon, chez l'un des disciples.
Parmi les habitants de la ville qui vinrent féliciter le père de famille, se trouvait le chantre de la communauté.
Après s'être assis, ce dernier fut invité, pour l'occasion, à entonner un air joyeux. A la surprise générale, le chantre répondit qu'il était un peu enroué. En tant qu'adversaire de Rabénou, il ne souhaitait pas chanter en sa présence. Le Tsadik, qui devina ses intentions, déclara à l'assistance :
'je vais lui octroyer une voix qui ne cessera jamais'. La circoncision se déroula au cours de la semaine suivante. Absent lors de la cérémonie, on partit à la recherche du chantre.
A son domicile, on apprit qu'il avait déjà quitté la maison. Les investigations se poursuivirent jusqu'à ce qu'on l'aperçoive en train de commettre une transgression, à D. ne plaise. On comprit alors les paroles de Rabénou : il lui avait accordé une réputation, autrement dit une 'voix', qui ne tarit pas...
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-177
Les hérétiques de la ville d'Ouman, que Rabénou tentait de rapprocher du service divin, lui dirent un jour : « si le précédent Tsar était encore de ce monde, il vous aurait peut-être rencontré et voyant votre sagesse, il aurait fini par retirer sa propre couronne pour vous en parer ».
Ce Tsar était en effet un grand sage, ce qui n'est pas le cas de l'actuel.
Ces hérétiques étaient proches du pouvoir, à tel point qu'ils possédaient un sceptre en or, appartenant au Tsar lui-même, qui le leur avait offert afin de les honorer.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-251
Rabénou fit des recommandations à ses disciples, avant son deuxième mariage : il souhaitait tout juste la présence d'une dizaine d'hommes, et pas plus.
Les hassidé breslev parvinrent à rassembler 10 personnes, sans compter Rabénou. Ce dernier manifesta sa désapprobation. Il demanda donc à l'une des personnes, en l'occurrence Rabbi Itshak le correcteur, de bien vouloir se mettre à l'écart. Le disciple ressentit beaucoup de peine à se voir exclu de la sainte assemblée, et d'être ainsi exposé à un tel déshonneur. Après la cérémonie, Rabénou le convoqua et lui déclara : 'le jour du mariage, toutes les fautes d'un homme lui sont pardonnées. N'ayant aucune faute à mon actif, je t'ai demandé de sortir, et pourquoi t'ai-je désigné précisément '
Tu le sais très bien...!'