Le 'grand Chavouot' qui eut lieu en 1845 tombait un Shabbat. Au cours du troisième repas, Rabbi Nathan saisit des bribes de conversation entre ses disciples qui chuchotaient. Ils avaient l'air de dire que Rabbi Nathan avait atteint le même niveau que son maître...
Quand Rabbi Nathan entonna le chant 'Béné Heikhala', il gémit et se cria à lui-même, au moment où il récitait le passage 'les chiens arrogants' :
'le chien attend dehors...', car il redoutait que l'orgueil ne s'empare de sa pensée.
Source :
1-43
Quand un homme est en parfaite santé, il doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour étudier la Torah et prier. Par contre, si on est affligé d'une maladie, à D. ne plaise, on doit renoncer à « scier du fer » , c'est-à-dire les actes de dévotion qui nécessitent de plus grands efforts pour les accomplir, mais faire ce que l'on peut. « le sciage du fer » est une expression qui désigne
un travail difficile et exténuant.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-152
Rabbi Moshé Krasinchtein, le grand-père de Rabbi Aïzik Krasinchtein, était un proche de Rabénou. Lorsqu'il recevait des invités chez lui, il avait l'habitude de ne pas leur adresser la parole. Il lui arriva une fois d'accueillir un hôte pendant le Shabbat. Comprenant que son invité était un personnage important, il voulut s'entretenir avec lui et rompre ainsi avec sa conduite usuelle. Cependant, il décida d'agir autrement quand il se rendit compte que de toute façon, il pourrait discuter avec lui le lendemain, au cours du second repas de Shabbat. Le moment venu, il remit à plus tard sa conversation avec l'hôte. Quand arriva le troisième repas, il se dit qu'il valait mieux la repousser lors du quatrième repas (le dîner d'accompagnement de la Reine Shabbat). Plus tard, quand Rabbi Moshé rencontra Rabénou, il lui fit part de cette occasion manquée. Celui-ci lui reprocha : « si tu avais pris l'habitude de t'entretenir avec tes invités, tu aurais eu également l'honneur de parler avec cet hôte ».