Rabbi Nathan apporta un jour un cédrat à Rabénou, afin qu'il lui donne son avis : fallait-il l'acheter ' Cependant, Rabénou ne montra pas d'enthousiasme particulier à la vue de ce cédrat, et se contenta de dire « eh alors'» platement. Pourtant, Rabbi Nathan décida malgré tout de l'acheter. Il s'en retourna le montrer à Rabénou qui en fit cette fois l'éloge, ce qui étonna Rabbi Nathan. Pour quelle raison le maître ne l'avait pas loué la première fois, alors qu'à présent, il en parlait en termes élogieux ' Rabénou lui répondit : « si j'avais manifesté beaucoup d'intérêt pour ce cédrat, tu serais parti l'acheter avec une immense joie.
Le vendeur, en voyant ton visage resplendissant, aurait attribué à ce cédrat une somme beaucoup plus élevée. C'est pour cette raison que je n'en ai fait aucun éloge, bien qu'en vérité, il s'agit d'un cédrat magnifique ».
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-581
A l'occasion de sa visite à Safed en 1823, Rabbi Nathan rencontra l'un des rabbins de la ville. Ce dernier lui fit part d'un souci qui agitait son âme. Ce rav avait fait le voeu d'achever chaque jour la lecture du livre des Psaumes. Prenant de l'âge, il lui devenait de plus en plus difficile de respecter cet engagement. C'est pourquoi il lui demandait conseil : que devait-il faire '
Rabbi Nathan lui répondit qu'à présent, il suffisait de réciter les dix Psaumes du Tikoun haklali. Les dix mélodies qui composent les Psaumes y sont inclues, comme l'ont déclaré nos sages de mémoire bénie (cf Pessahim 117,a) :
'(le Tikoun haklali) chaque jour'.
Source :
1-569
Au cours du 'grand Chavouot' qui provoqua un très grand réveil, suscité par les paroles merveilleuses de Rabbi Nathan, les hassidé breslev admiratifs, se mirent à chuchoter : 'c'est lui, le Rabbi'. Quand Rabbi Nathan remarqua qu'ils murmuraient, il se plaignit :
'je sais pertinemment que je ne suis pas le Rabbi, non, je ne suis pas le Rabbi...'