A l'époque de la controverse, les habitants de la ville de Breslev voulurent cesser d'alimenter les pauvres parmi les hassidé breslev, qui recevaient chaque jeudi un pot rempli de farine. Cette nourriture minimale leur permettait de pétrir du pain en l'honneur du Shabbat. Lorsque Moshé Henkès apprit la chose, il refusa catégoriquement de donner son accord, en s'y opposant fermement.
Commentant sa décision, Rabbi Nathan déclara : 'Rabénou a déjà évoqué ce sujet, quand il affirme que dans toute injustice, il y a une parcelle de droiture' (cf Sihot haRan-conversations §78). C'est pourquoi Moshé Henkès était forcément pourvu d'un certain sens de la justice, même si ce sentiment était noyé au milieu de toutes ses fraudes.
Source :
1-12
Rabénou disait :
"opérer des choix et se montrer exigeant en matière de nourriture,
en définissant ce qui a bon goût
ou le contraire, c`est ce qu`on appelle un désir de manger".
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-595
A l'époque où Rabbi Nathan entreprit son voyage en direction de la Terre sainte, il dut passer par Odessa, où il y rencontra le rav de la ville, Rabbi Reouvalé Odesser, qui était renommé pour sa grandeur, comme il est rapporté dans Yémé Moharnat. Les deux rabbins se connaissaient depuis leur enfance. Au cours de la conversation, Rabbi Reouvalé déclara à Rabbi Nathan :
'il paraît que vous êtes devenu hassid...
Vous souvenez-vous encore de votre étude '' Répondant par l'affirmative,
Rabbi Nathan dut élucider une question complexe liée aux lois sur les limites réglementaires à ne pas dépasser le Shabbat, et abordées dans le commentaire du Taz. Rabbi Nathan s'enferma dans une pièce et y ressortit peu de temps après, avec une réponse lumineuse qui suscita l'enthousiasme de Rabbi Reouvalé. Celui-ci s'écria, admiratif : 'si je disposais d'une bonne somme d'argent, j'aurais imprimé ce commentaire en lettres d'or !'