Rabbi Nahman de Toulchin tapait sur un clou avec un marteau, quand son doigt reçut un coup. Rabbi Nathan qui était témoin de la scène, lui déclara :
'pourquoi n'as-tu pas prié D., avant de faire ce travail ' Tu lui aurais demandé de ne pas recevoir de coups, lorsque que tu aurais eu à frapper sur le clou...'
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1-511
Pour annuler complètement les mauvais désirs, le seul conseil efficace reste la prière. 'Quand on brise un désir, il se coupe en deux', disait Rabbi Nathan. En d'autres termes, il faut le supprimer totalement, car si on ne fait que le briser, il peut devenir plus violent et précipiter l'individu dans une chute plus profonde. Cette 'brisure' du désir ressemble à un objet physique qui, une fois cassé, se sépare en deux morceaux distincts.
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1-234
Rabénou prêta une certaine somme d'argent à Rabbi Chimon, son élève et serviteur, qu'on appelait communément Rabbi Chimalé. L'emprunteur investit cet argent dans quelque affaire, mais tarda à rembourser sa dette.
Rabénou lui en tint rigueur : 'eh bien, tu mérites d'être exilé'.
Effectivement, Rabbi Chimon dut voyager au-delà du fleuve Don, situé à une très grande distance de l'Ukraine.
Il se retrouva dans un endroit vide de toute présence juive. Toutes les démarches qu'il entreprit pour quitter ce lieu n'aboutirent à aucun résultat, d'autant plus qu'il se sentait inextricablement ballotté d'une affaire à l'autre. Cette situation dura trois longues années. Avant de retourner chez Rabénou, il dut subir une épreuve.
Alors qu'une infâme tentait de le faire trébucher dans la faute, il se blessa volontairement les lèvres, sous ses yeux, ce qui lui valut de triompher.
A des centaines de kilomètres de là, Rabénou s'était exclamé à ce moment-là : 'le ciel a maintenant pitié de lui.
Il doit être délivré'. Les obstacles disparurent comme par enchantement, et Rabbi Chimon parvint à revenir chez son maître, sans encombres. A son retour, Rabénou lui dispensa l'enseignement qui figure dans Sihot haRan §173.