Rabénou a affirmé : «j'ai vu que tous mes disciples seraient pauvres.
J'ai donc 'uvré auprès du Saint béni soit Il, afin qu'il leur envoie un « a mitsel » (en yiddish, cette expression désigne un homme riche qui porte un couvre chef élégant) ». Il voulait signifier par là qu'il y aurait toujours une personne plus fortunée parmi ses disciples, qui couvrirait leurs besoins.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-583
En semaine, Rabbi David Tsvi le beau-père de Rabbi Nathan, ne procédait jamais à l'ablution des mains avant le repas. A la place du pain, il consommait des biscuits en quantité modérée. Il agissait de la sorte, car il prenait en compte les différents avis plus stricts relatifs au lavage des mains.
L'épouse de Rabbi Nathan lui préparait à son attention deux biscuits et demi pour tout repas. Rabbi Avraham, le fils de Rabbi Nahman disait qu'un tel comportement laissait entrevoir la grande piété qui animait Rabbi David Tsvi qui ne mangeait pas au-delà de la quantité réglementaire. Ni surplus, ni trop peu : il se contentait du minimum vital.
Source :
1-148
Rabénou s'adressa une fois à Avraham Payès : « va faire la paix entre le serveur et sa femme, qui travaillent tous deux à l'établissement de bains, car lorsqu'ils se disputent, ils commettent des fautes graves, chacun de son côté ». Il s'en alla et leur remit une somme substantielle, ce qui restaura la concorde au sein du couple, la pauvreté étant la cause de leur dérapage. En cours de route, Avraham se mit à réfléchir sur sa propre situation : « si Rabénou est au courant des événements qui ont eu lieu dans la maison du serveur, il sait certainement ce que j'ai fait de mal jusqu'à présent' » Il se rendit chez Rabénou avec un c'ur brisé et le supplia de lui donner un moyen de réparer ses fautes. Rabénou lui répondit : « laisse tout cela pour une autre fois. » Le temps passa avant que Rabénou n'aborde à nouveau ce sujet, au moment où l'on consomme
Le troisième repas de Shabat. « Retourne chez toi et mets-toi à manger très copieusement, en ayant l'intention de ne goûter à quoi que ce soit la semaine suivante, jusqu'au prochain Shabat ». L'homme accepta joyeusement cette directive, mais au milieu de la semaine, il se sentit très faible, secoué en outre par une forte fièvre. Ses proches firent venir plusieurs médecins qui tentèrent de l'alimenter par force, mais il parvint à leur résister en maintenant sa bouche close. Par la suite, il finit par se lever et, à l'aide de béquilles, arriva enfin chez Rabénou. Quand celui-ci le vit prêt à entrer dans sa maison, il prépara quelques gouttes de Yach (eau de vie) et se posta en face de lui, sur le seuil. En lui tendant le précieux liquide, il lui dit : « prends ça ! Tu pourras continuer ton jeûne ! » Avraham Payès s'exécuta sur le champ, et parvint à poursuivre la deuxième partie de la semaine de jeûne, sans autre incident. Plus tard, Rabénou lui dressa encore un programme de jeûnes similaires, par intermittence.