On raconte que l'ami d'enfance de Rabénou vint une fois lui rendre visite. Il avait étudié avec lui dans sa jeunesse. Avant de pénétrer dans la pièce où le Tsadik se trouvait, il eut une idée : au moment où Rabénou allait lui serrer la main, il tiendrait la sienne de toutes ses forces, en lui faisant comprendre par ce geste, qu'il partageait des souvenirs en commun. Ils avaient étudié ensemble au 'heder, il le connaissait depuis si longtemps ! Quand cette personne franchit le seuil, elle vit Rabénou, debout, son visage dirigé vers le mur. Il s'adressa à lui avec délicatesse, et sans même lui jeter un regard : « prends ma main, mais sans la serrer ! » Le visiteur blêmit, saisi d'effroi devant son ancien ami.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-177
Les hérétiques de la ville d'Ouman, que Rabénou tentait de rapprocher du service divin, lui dirent un jour : « si le précédent Tsar était encore de ce monde, il vous aurait peut-être rencontré et voyant votre sagesse, il aurait fini par retirer sa propre couronne pour vous en parer ».
Ce Tsar était en effet un grand sage, ce qui n'est pas le cas de l'actuel.
Ces hérétiques étaient proches du pouvoir, à tel point qu'ils possédaient un sceptre en or, appartenant au Tsar lui-même, qui le leur avait offert afin de les honorer.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-171
A l'époque où Rabénou passa la fête de Chavouot à Zaslov, comme mentionné dans Yémé Moharnat , Rabbi Naftali et Rabbi Nathan restèrent réveillés trois nuits d'affilée, les deux nuits de la fête ainsi que la nuit suivante, durant laquelle ses disciples prenaient congé de lui. Rabénou avait quitté la pièce un court instant. Quand il revint, il les trouva gisant sur le sol. Harassés de fatigue, ils s'étaient endormis.
Lorsqu'il les vit dans cet état, il les réprimanda : « pourquoi passez-vous votre vie à dormir ' » Ils se réveillèrent aussitôt et se levèrent promptement.