Selon le Becht, il suffit que le couteau de l'abatteur rituel soit sans aspérités, sans toutefois exiger qu'il soit en plus tranchant. Après son décès, le Maguid se conforma à l'opinion la plus stricte, c'est à dire celle qui imposait les deux conditions. Cette décision contraria l'auteur du Toldot Yaakov Yossef. Il quitta sa ville, Pollonoye, pour se rendre à Mézéritch, où se trouvait le Maguid. Il arriva à destination la veille de Shabbat.
Dès que le Maguid sortit à sa rencontre pour l'accueillir, l'auteur du Toldot lui demanda la raison pour laquelle il n'adoptait plus le point de vue de leur maître commun, en matière d'abattage rituel. Le Maguid lui répondit : 'à l'époque du Becht, une seule condition suffisait : celle d'avoir un couteau parfaitement lisse. De nos jours, il faut aussi tenir compte du tranchant'.
Quand son interlocuteur entendit cette réponse claire et précise, il n'ajouta pas le moindre mot. Il souhaitait reprendre la route immédiatement, pour être chez lui avant le Shabbat. Devinant ses intentions, le Maguid le pressa beaucoup de rester passer le Shabbat en sa compagnie, ce qu'il fit.
Le vendredi soir, l'auteur du Toldot dépêcha son serviteur, afin qu'il lui rapporte les faits et gestes du Maguid, à table. Il revint lui annoncer qu'il dispensait un enseignement, avec un enthousiasme enflammé. Il se leva aussitôt, et se rendit dans la pièce où il prenait son repas. Alors qu'il s'approchait de la maison d'étude, le Maguid s'interrompit. Le lendemain, lors du déjeuner, la même scène se répéta. Au cours du troisième repas, Rabbi Yaakov Yossef se rendit de lui-même dans la salle où se trouvait le Maguid, et supplia celui-ci de bien vouloir lui révéler un enseignement, mais il s'y refusa catégoriquement.
L'auteur du Toldot le quitta sur ces mots : 'c'est qu'un juif doit faire preuve d'une volonté à toute épreuve...' Le Maguid lui répliqua :
'si vous savez cela, alors je n'ai aucun enseignement à vous communiquer'.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-279
Quand Rabénou arriva à Breslev pour y résider, une forme d'épizootie sévissait dans la ville. Le bétail en fut durement éprouvé. Après avoir dévoilé la leçon 266 qui débute par les mots ' sache que les victimes du bétail...', le fléau s'arrêta instantanément.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-319
Le conte du rav et de son fils unique repose sur une histoire authentique.
Quand Rabbi Nathan rendit un jour visite à Rabénou, il eut l'occasion de rencontrer le père de l'enfant. Celui-ci versait d'abondantes larmes, se lamentant sur la disparition de son fils bien aimé. Il venait de prendre congé de Rabénou.