Rabbi Simha, le père de Rabénou, eut trois garçons et une fille. L'aîné se prénommait Israël, du nom de son arrière-grand-père Rabbi Israël Baal Chem Tov ; le second fils s'appelait Rabbi Yehiel. Quant au troisième, il s'agit de Rabbi Nahman. Il avait reçu ce prénom, en souvenir de son grand-père paternel Rabbi Nahman Horodenker. Rabbi Yehiel portait le même prénom que le mari d'Odèle, la fille du Becht. Le gendre du Baal Chem Tov était surnommé Deutchel- l'Allemand, car il était originaire de ce pays. La soeur de Rabénou s'appelait Perle.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-586
A Téplik habitait un hassid breslev, du nom de Rabbi Faïvel. Les gens de la ville l'appelaient communément 'Faïvel-Ashrénou'. Il avait l'habitude de se lever chaque nuit, pour réciter le Tikoun hatsot. Après sa prière, tout joyeux d'avoir eu la chance de participer à un si grand moment, il se mettait à danser et à se chantonner les mots 'Ashrénou - Heureux sommes-nous, que notre sort est enviable, etc.'
Lorsque Rabbi Nathan se rendait à Téplik, Rabbi Faïvel allait à sa rencontre et l'accueillait, la joie au coeur. Rabbi Nathan arriva un jour dans la ville, mais Rabbi Faïvel ne fut pas du rendez-vous, comme à l'accoutumée, parmi ceux qui venaient lui souhaiter la bienvenue.
'Où est Rabbi Faïvel'' demanda Rabbi Nathan. Les hassidé breslev, étonnés, ne surent lui répondre, car ils ne comprirent pas, de prime abord, à quelle personne leur maître faisait allusion. Après un moment de réflexion, ils lui dirent : 'ah ! Vous pensez sûrement à Faïvel-Ashrénou ... ' Il a quitté ce monde'. De la manière dont ils lui répondirent, Rabbi Nathan comprit que le défunt avait été la cible de moqueries, motivées par quelque action passée du défunt.
Il leur répliqua : 'je vous dirai donc ceci : la punition de Rabbi Faïvel dans le monde de la confusion sera de se lever à hatsot, de réciter le Tikoun, puis de danser et chanter Ashrénou.
Quant aux autres, ils seront punis, selon la gravité de leurs actions'.
Source :
1-117
Lorsque Rabénou quitta Breslev pour venir s'installer à Ouman, au cours de l'été 5570 (1810), Rabbi Aharon décida lui aussi de quitter Breslev, afin de résider avec lui à Ouman, car il souhaitait vivre dans la proximité du saint maître. Quand Rosh Hashana approcha, Rabénou reçut une lettre de la part des habitants de Breslev, dans laquelle ils expliquaient leurs revendications. Du fait que Rosh Hashana arrivait, ils n'avaient plus de rav à la tête de leur communauté, Rabbi Aharon ayant choisi de les quitter définitivement. Ils s'adressaient donc à Rabénou en ces termes :
« si vous quittez notre ville, nous ne sommes pas en mesure de vous adresser un quelconque reproche, cependant pourquoi avez-vous pris avec vous le rav de la ville ' » Ils sollicitaient Rabénou afin qu'il tente de leur ramener Rabbi Aharon. Rabénou montra la lettre à Rabbi Aharon, qui lui demanda : « dois-je retourner là-bas (et par conséquent, je ne pourrai pas passer Rosh hashana en compagnie de Rabénou) ' »
Le maître lui répondit : « tu ne peux pas te faire idée de la souffrance que j'éprouverai, en te sachant loin de moi à Rosh Hashana' »
Rabbi Aharon questionna une seconde fois Rabénou : « dans ce cas, dois-je rester ici ' » Rabénou lui fit alors cette réponse :
« ils ont pourtant raison ! » Rabbi Aharon demanda à nouveau :
« dois-je partir d'ici ' » Rabénou lui répondit de la même façon, et ce dialogue se répéta à l'identique à plusieurs reprises, car telle était la façon d'agir de Rabénou : ne jamais donner d'ordre à qui que ce soit.
Finalement Rabbi Aharon décida de retourner à Breslev. Sur le chemin du retour, il rencontra Rabbi Nathan et Rabbi Naftali, qui voyageaient chez Rabénou. Lorsqu'ils l'aperçurent, ils lui demandèrent :
« maintenant, tout juste avant Rosh Hashana, tu quittes Rabénou ' »
Rabbi Aharon leur raconta la raison de son déplacement, mais ils lui répondirent : « et malgré tout' », en lui manifestant leur désapprobation pour ce choix. Il n'est pas convenable de ne pas être en compagnie de Rabénou durant Rosh Hashana ! Ils ajoutèrent : « même si Rabénou nous repoussait loin de lui, nous ne le quitterions en aucun cas, quand il s'agit d'être avec lui à Rosh Hashana ».