Durant son séjour à Zlatipolia, une fille, Haya, naquit à Rabénou.
Plusieurs semaines s'étaient déjà écoulées depuis l'heureux événement, et l'enfant n'avait toujours pas reçu de prénom. Rabbi Haïkel décida alors d'aller voir Rabénou pour lui en parler.
« Par votre attitude, vous allez donner matière à parler aux opposants qui, outre les nombreuses questions qu'ils se posent sur vous, vont maintenant raconter que vous n'attribuez pas de prénom ! »
Rabénou, comme à son habitude, fit preuve d'une grande souplesse de caractère. Il répondit : « eh bien, elle s'appellera Haya ».
Cette nuit-là, une nouvelle parvint à Medziboz : la mère de Rabénou, Feïga, venait de s'éteindre. Rabbi Haïkel comprit alors que Rabénou avait su par intuition divine que sa mère venait de quitter ce monde.
Il avait attendu d'apprendre la triste nouvelle de vive voix, afin de nommer sa fille du nom de Feïga, en hommage à la défunte.
Cependant, en raison de l'intervention de Rabbi Haïkel, il l'avait nommée Haya. Le disciple se sentit coupable d'avoir contrarier le plan de Rabénou. « Jusqu'à quand vais-je me mêler de ses affaires ' » se dit-il.
Par la suite, Rabénou eut encore une fille, qu'il appela Feïga, mais elle ne vécut pas longtemps.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-737
Il est connu que Rabbi Nathan ne dormait en tout et pour tout qu'une petite heure par jour, ce qui relevait du miracle. Lorsque des hassidé breslev le lui firent remarquer, il leur répondit :
'je fais tout très vite : c'est ma nature.
De même, je dors aussi très vite !'
Source :
1-128
Le rav de Haissin faisait beaucoup souffrir les disciples de Rabénou, qui avaient à se plaindre de son mauvais comportement devant leur maître.
Alors que Rabbi Reouven Yosseph, l'oncle de Rabbi Nahman de Toulchin, se lamentait ainsi devant Rabénou, celui-ci lui dit :
« tiens-toi à l'entrée de la maison du rav, et pour toute question qu'il tranchera, adresse toi à celui qui a posé la question en lui conseillant de retourner chez le rav, afin de lui dire que Rabbi Reouven Yosseph est d'un avis opposé. Ne réfléchis pas, en pesant le pour et le contre, mais appuie-toi seulement sur mes paroles ». Ainsi fut fait. Un homme d'un village voisin ne tarda pas à arriver chez le rav, avec une question relative aux lois concernant les femmes. Lorsqu'il sortit, Rabbi Reouven Yosseph lui demanda : « quelle est la décision du rav en la matière ' »
Après lui avoir répondu, Rabbi Reouven Yosseph lui apprit que la loi était strictement le contraire ! Cette situation se produisit à plusieurs reprises, ce qui provoqua une vive émotion, car Rabbi Reouven Yosseph était un grand érudit et les gens respectaient ses décisions.
Finalement, des sages prirent les choses en main et parvinrent à déterminer les réponses correctes à donner à ces questions, qui confirmaient toutes les paroles de Rabbi Reouven Yosseph.
Le rav quitta la ville, couvert de honte.