Au cours du dernier samedi soir qu'il passa dans ce monde, Rabbi Nathan pleura beaucoup pendant la havdala, comme rapporté dans la lettre qui narre le récit de sa disparition. Il répéta à plusieurs reprises les mots : 'voici le D. de mon salut en qui je place ma confiance - je ne craindrai rien...'.
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1-714
Une année, la fête de Rosh Hashana tomba un dimanche soir. Des habitants de Téplik quittèrent leur ville, dès la sortie de Shabbat, pour se rendre à Ouman. Les demandes de pardon de la veille de fête, appelées 'Zéchor Bérith'
(Souviens-toi de l'Alliance) furent récitées en commun dans le village de Pélonké, situé près du lieu de destination. De nombreux hassidé breslev qui vivaient dans d'autres villages avaient avancé la date de leur voyage, de façon à rejoindre Ouman dès le Shabbat précédent Rosh Hashana. Ils pourraient ainsi gagner le mérite de réciter ces prières sur les lieux. Rabbi Nathan réprimanda les disciples de Téplik, dès leur arrivée :
'si vous vous comportez de cette façon, en arrivant si tard, mieux vaudrait ne pas faire le déplacement !'
Le maître les surnommait 'les bourgeois de Téplik', bien qu'ils fussent des serviteurs de D. remarquables.
Source :
1-182
Rabénou n'appréciait pas spécialement les prédications qui étaient courantes à son époque, en raison de la renommée et de l'honneur qui s'attachaient à ce « métier ». Pourtant, il déclara au sujet du Maguid de Térovitsa : « lorsque le Maguid arrive dans un certain village, ses habitants se préparent à l'accueillir : ils ferment leurs commerces, portent en son honneur des vêtements de Shabbat,' Tous ces efforts déployés engendrent des pensées de repentir. Sur ce point, la prédication est une bonne chose ».