Rabénou passa une fois par Téplik. Il se rendait dans cette ville pour des motifs connus de lui seul. Il se déguisa, de sorte que personne ne put le reconnaître. Un grand Tsadik qui habitait dans cette ville, Rabbi Yitshak, ressentit la présence d'une grande et sainte lumière. Il se mit à la chercher, allant de maison en maison, en se laissant guider par son intuition. Finalement, il parvint dans une demeure où Rabénou avait trouver refuge. Il s'exclama : « cette sainte lumière est ici ! » Il pénétra à l'intérieur et rencontra Rabénou qui se trouvait dans une mansarde.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-133
Rabénou appela une fois Rabbi 'Ira Miass la veille de Rosh Hashana.
« Rends-toi chez Rabbi Haïkel ! Et apprends auprès de lui une certaine version de la prière, puis tu dirigeras demain la prière du matin ».
Le lendemain, il s'approcha de Rabénou et lui confia qu'il ne savait pas encore très bien ce texte. Le Tsadik lui dit : « prie malgré tout et dirige-toi vers le pupitre ! » Rabbi 'Ira s'exécuta, mais, ne sachant pas bien sa leçon, il se mit à pleurer durant toute la prière, car il n'avait pas eu suffisamment de temps pour bien la posséder. Puis, avant le moment des sonneries, Rabénou envoya Rabbi Nathan l'informer qu'il ferait aussi la prière additionnelle du jour de fête, car il s'était entre temps rendu au bain rituel, afin de s'immerger avant d'entendre les sonneries.
Rabbi 'Ira n'eut pas d'autre choix que celui de se rendre à nouveau devant le pupitre pour y prier, sans aucune préparation préalable.
Toute la prière se déroula dans de violents sanglots. Lorsque l'office prit fin, Rabénou lui fit une tape amicale sur l'épaule, en le réconfortant :
« tu as bien agi ! » Il le convia au kidoush, car il avait l'habitude d'appeler à ce moment la personne qui avait dirigé l'office de la matinée. Au cours du kidoush, Rabénou lui fit remarquer : « te voilà à faire un double kidoush ! » Rabbi 'Ira raconta lui-même cette anecdote à Rabbi Nahman de Toulchin.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-332
Le rav de Valtechisk, le beau-père de la fille de Rabénou, était surnommé par ses contemporains 'le prince de la Torah'. Il comptait parmi les élèves du Maguid de Mézéritch.