On raconte qu'à l'époque où Rabbi Nathan était de passage à Lemberg, le Rabbi de Kotz s'y trouvait aussi. Celui-ci s'était rendu dans cette ville, car il cherchait un remède à la maladie pulmonaire dont il souffrait. Il restait confiné dans une pièce, et nul n'était autorisé à lui rendre visite, car il lui était interdit de soutenir un entretien, en raison de sa maladie. Il acceptait la présence à ses côtés de l'auteur du 'Hidoushé harim', ainsi que d'un autre élève, parmi les plus éminents. Rabbi Nathan émit le désir de le rencontrer.
Il alla donc demander aux disciples la permission de voir le maître. Ils lui défendirent de l'approcher, pour la raison déjà évoquée. Ils ignoraient cependant à qui ils avaient à faire...
Rabbi Nathan les pria de bien vouloir transmettre à leur rav, que l'élève de l'auteur du 'Likouté Moharan' était disposé à le voir. Ainsi firent-ils.
Le rav accorda son autorisation et Rabbi Nathan put enfin pénétrer dans la pièce où se trouvait le Rabbi de Kotz. Il s'assit et entreprit une discussion avec le maître, qui dura plusieurs heures. Plus tard, les élèves du Rabbi l'interrogèrent : 'comment avait-il eu la force de converser si longtemps avec cet homme, d'autant qu'il était gravement malade ' Il leur répondit : 'ce jeune homme est un véritable génie dans le domaine de la hassidout'.
Source :
1-226
Quand le Becht prit pour gendre Rabbi Yéhiel dit 'l'Allemand', en tant que mari de sa fille Odèle, il déclara :
'je l'ai choisi pour les enfants'.
Nul ne comprit son intention. Bien des années après, lorsque Rabbi Yehiel disparut, de nombreuses femmes se mirent à avorter. On comprit alors que le mérite du Becht continuait à protéger sa descendance.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-581
A l'occasion de sa visite à Safed en 1823, Rabbi Nathan rencontra l'un des rabbins de la ville. Ce dernier lui fit part d'un souci qui agitait son âme. Ce rav avait fait le voeu d'achever chaque jour la lecture du livre des Psaumes. Prenant de l'âge, il lui devenait de plus en plus difficile de respecter cet engagement. C'est pourquoi il lui demandait conseil : que devait-il faire '
Rabbi Nathan lui répondit qu'à présent, il suffisait de réciter les dix Psaumes du Tikoun haklali. Les dix mélodies qui composent les Psaumes y sont inclues, comme l'ont déclaré nos sages de mémoire bénie (cf Pessahim 117,a) :
'(le Tikoun haklali) chaque jour'.