Rabbi Nathan avait coutume de se rendre une fois par an à Krimentchouk, pour y célébrer le Shabbat, après avoir passé le précédent à Tchérin. Rabbi Efraïm le fils de Rabbi Naftali, habitait Krimentchouk. Il ne se contentait pas de la visite de Rabbi Nathan dans sa propre ville le Shabbat suivant, mais il allait aussi rejoindre le maître à Tchérin.
Quand Rabbi Nathan arriva une fois dans cette ville, alors que Rabbi Efraïm n'était pas encore venu, le disciple de Rabénou fit cette remarque : 'si Rabbi Efraïm avait été parmi nous, nous aurions eu un Shabbat exceptionnel'.
Ce dernier atteignit la ville juste avant l'entrée de Shabbat. Rabbi Efraïm raconta plus tard la formidable dévotion qui l'anima en ce jour saint.
'Le vendredi soir, j'avais encore la force de supporter cet enthousiasme et cette ferveur qui régnaient en ces lieux, mais le samedi matin, je me mis à pleurer, de façon inexplicable, à tel point que la table où j'étais assis en devint toute humide'.
Source :
1-59
A propos du fait que les gens s'opposent à lui et se posent de nombreuses questions sur son compte, Rabénou répondit :
«par un seul silence, en m'abstenant de répliquer, j'apporte une réponse
à toutes leurs interrogations ! »
(Comme il est rapporté dans le treizième conte, celui des sept mendiants).
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-285
A propos des repas de Shabbat, thème abordé dans Hayé Moharan §32, la discussion se rapportait essentiellement au troisième repas, consommé dans l'après-midi. En général, les gens rechignent à prendre à ce moment-là un repas copieux, car ils ont déjà assouvi leur appétit au cours du déjeuner.
Evoquant leur conduite, Rabénou s'écriait : 'voilà qu'on nous dit de manger, les enfants ! Et pourtant, personne ne veut se remettre à table'.
Les hassidé breslev avaient l'usage de reprendre mot pour mot cette formule, quand ils remarquaient une personne qui déployait bien peu d'efforts pour consommer les trois repas obligatoires.