Rabénou voyagea une fois en compagnie de Rabbi Yitshak Leib de Téplik, le père de Rabbi Nahman, (que l'on appelait communément Rabbi Nahman le fils de Rabbi Yitshak Leib).
Rabbi Yitshak Leib passait pour être un très grand faiseur de miracles.
En cours de route, Rabénou émit vivement le souhait de se tremper dans un bain rituel. Quand il entendit cela, son compagnon de route lui dit : « si le rav me l'y autorise, je lui ferai un bain rituel ». Dès que Rabénou lui eut donné son accord, Rabbi Ytshak Leib traça un cercle sur le sol, avec l'aide de son bâton, ce qui lui permit de délimiter un espace qui devint un bain rituel. Rabénou vint pour s'y tremper. Mais lorsque son auteur voulut à son tour s'immerger, Rabénou lui dit :
« toi, non ! »
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-742
Une personnalité notoire s'était engagée fermement à ne jamais proférer le moindre mensonge. Il ne devait dire que la stricte vérité, en toute occasion. Son service divin et ses paroles étaient entièrement axés sur ce principe. Il fut un jour contraint de franchir la frontière, sans autre alternative possible, mais il ne possédait pas de passeport. Lorsque les douaniers l'interrogèrent, il leur répondit qu'il en était démuni, en vertu de sa stricte ligne de conduite, qui consistait à dire la vérité, coûte que coûte. Les garde-frontières l'incarcérèrent, ce qui l'obligea à délaisser beaucoup son étude et ses dévotions. Finalement, il dut mentir à de nombreuses reprises pour recouvrer sa liberté. A propos de ce récit, Rabbi Nathan disait qu'il lui était arrivé tout cela, car il ne savait pas se servir de la vérité, comme il se doit. Il lui aurait suffi d'acquiescer d'un simple mouvement de tête, et il aurait franchi la frontière sans encombres. L'adoption d'une ligne de conduite stricte en matière de vérité le conduisit au contraire à proférer de nombreux mensonges, et à négliger son service divin, le temps de recouvrer sa liberté.
Source :
1-251
Rabénou fit des recommandations à ses disciples, avant son deuxième mariage : il souhaitait tout juste la présence d'une dizaine d'hommes, et pas plus.
Les hassidé breslev parvinrent à rassembler 10 personnes, sans compter Rabénou. Ce dernier manifesta sa désapprobation. Il demanda donc à l'une des personnes, en l'occurrence Rabbi Itshak le correcteur, de bien vouloir se mettre à l'écart. Le disciple ressentit beaucoup de peine à se voir exclu de la sainte assemblée, et d'être ainsi exposé à un tel déshonneur. Après la cérémonie, Rabénou le convoqua et lui déclara : 'le jour du mariage, toutes les fautes d'un homme lui sont pardonnées. N'ayant aucune faute à mon actif, je t'ai demandé de sortir, et pourquoi t'ai-je désigné précisément '
Tu le sais très bien...!'