Rabbi Yehiel Tsvi, le frère de Rabénou, portait le même prénom que son grand-père maternel. Ce dernier était le mari d'Odèle, la fille du Baal Chem Tov, et on le surnommait 'Deutchel'-l'Allemand- car il était originaire de ce pays. Rabbi Nahman avait un autre frère, Rabbi Israël. Son visage exprimait la pâleur d'un mort, à tel point qu'on le surnommait Rabbi Israël 'le mort'.
Quand celui-ci était encore un tout jeune enfant, il souffrit d'une très grave maladie, qui le conduisit à deux doigts de la mort. Feïga sa mère le prit alors dans ses bras, et courut sur la tombe du Baal Chem Tov. Elle se mit à pleurer à chaudes larmes, déversant sa peine, en faisant entendre ses gémissements.
Puis elle abandonna le nourrisson sur la pierre tombale et s'en alla. Quand elle revint, elle le trouva en parfaite santé :
il pleurait, pendant qu'il cherchait sa mère du regard. Par la suite, Feïga aperçut le Baal Chem Tov en rêve.
Il lui déclara : 'si tu étais venue me voir sans crier, je lui aurais donné une belle âme. Tes gémissements bruyants m'ont conduit à ne pas faire suffisamment attention à l'âme que je lui ai attribuée. En conséquence, ton fils porte celle d'un mort'. On admet généralement que Rabbi Israël était l'aîné. C'est pour cela qu'il portait le prénom d'Israël, tout comme le Becht.
Quant à Rabénou, il reçut le prénom de son grand-père, le saint Rabbi Nahman Horodenker, de mémoire bénie.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-49
Rabénou a dit :
« toute pensée de repentir provient de moi ».
Ses disciples disaient que l'on peut trouver la source de cet enseignement
dans la leçon 282, à propos de l'officiant qui collecte les points positifs de chaque membre de l'assemblée, et les élève en les inclinant du côté du mérite, ce qui correspond à la pensée de repentir qui traverse l'esprit de chacun.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-311
A propos du passage suivant qui figure dans Yémé Moharnat §53, il existe deux versions différentes.
'Je révisai l'enseignement avec mes amis, qui avaient saisi certaines notions, en particulier avec Rabbi D., dont la sagacité était peu commune'.
Certains sont d'avis qu'il s'agissait de Rabbi Dov Haylis, un grand érudit. Selon une autre opinion, l'abréviation
'R.D.' désigne Rabbi David de Ladizin, un juge rabbinique surnommé Rabbi David Malkhas.