Rabbi Nathan prit en charge une orpheline jusqu'à son mariage. Le Shabbat précédent cet heureux événement tombait la veille de Chavouot, car cette année-là, la fête débutait à la sortie de Shabbat.
Dans pareille situation, Rabbi Nathan serait chargé d'être le garçon d'honneur. Cependant, il désirait beaucoup passer Chavouot chez Rabénou, ce qu'il fit, sans tenir compte de ses obligations. Il ne se présenta pas devant son maître avant le Shabbat, car il se doutait bien que son père ne manquerait pas d'écrire à Rabénou pour cette affaire, et ce dernier convierait certainement son disciple à prendre le chemin du retour. C'est pourquoi Rabbi Nathan renonça à paraître devant Rabénou avant le Shabbat, car ce jour-là, il n'y avait aucune chance qu'il lui enjoigne de retourner sur ses pas. Dans Yémé Moharnat §35, sont rapportées les paroles que Rabénou adressa à son disciple, lors de la fête de Chavouot :
après avoir surmonté tous les obstacles, il est encore préférable d'être à ses côtés.
Source :
1-213
Lorsque Rabénou fut de passage chez le saint rav de Liady, il lui demanda :
'pouvez-vous me confirmer ce que l'on raconte à votre sujet ' Etes-vous entouré de 80000 hassidim ''
Le rav lui répondit : 'parmi mes hassidim, on compte de nombreux maîtres d'école. Les enfants pratiquent la charité, en mettant des pièces dans des troncs que je leur fournis, réservés à cet effet. Quand ils seront plus grands, ils ne devraient pas s'opposer à moi...'
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-210
A l'époque où Rabénou était encore un tout jeune enfant, sa mère dut quitter la maison pour entreprendre un voyage.
Elle demanda au Tsadik Rabbi Hayim Krassner de surveiller son fils. Lorsqu'elle revint, Rabbi Hayim lui fit cette confidence : 'vous pouvez vous rendre compte par vous-même, tant je me suis appliqué à le surveiller.
Je ne me suis même pas levé à minuit pour procéder à la lecture du Tikoun hatsot, comme j'en ai l'habitude, afin de ne pas le réveiller'.