Le mariage de Myriam la fille de Rabénou avec le fils du Rav de Valtechisk devait se dérouler dans le lieu de résidence de Rabbi Nahman, selon la coutume. Cependant, le Rav de Valtechisk délégua un émissaire chez Rabénou pour lui faire part de son désir d'assister au mariage dans la ville de Valtechisk, pour cause d'une maladie des yeux qui le faisait souffrir. Il lui serait pénible de se rendre jusqu'à Breslev, lieu prévu pour le déroulement de la cérémonie. Quand Rabénou apprit cette nouvelle, il dit à ses disciples : « certes, je sais bien qu'il a mal aux yeux. S'il voyait avec clarté, il apercevrait quel personnage il va faire rentrer dans sa famille : il serait parti à ma rencontre et je n'aurais pas été obligé de me rendre jusqu'à lui' »
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-231
A l'époque où Rabbi Nathan commença à se rapprocher de Rabénou, celui-ci en vint à évoquer la situation préoccupante à laquelle était confronté son disciple. L'épouse de Rabbi Nathan avait connu plusieurs fausses couches. Rabénou dit :
'du fait que je te rapproche du service de D., je te dois quelque chose.
Comme l'indique le Zohar (section Chémot 128,b) : 'heureux celui qui saisit la main des pécheurs pour les amener vers D.'. En ce qui concerne notre sujet- c'est-à-dire la bénédiction qui conduit à la naissance d'enfants bien portants- je ne souhaite pas que cela te soit octroyé gratuitement'.
Rabbi Nathan lui amena donc un 'pidyon' (ici des objets en don, qui représentent une certaine somme d'argent, destinée au rachat de son âme) correspondant à une table et six chaises. Bien des années après, Rabbi Nathan se rendit compte que D. l'avait gratifié de cinq garçons et d'une fille.
Il s'exclama : 'si j'avais su que la bénédiction des enfants était liée à ce point au 'pidyon', j'aurais amené à Rabénou une douzaine de chaises !'
ce qui lui aurait permis d'avoir douze enfants.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-140
Rabbi Ytshak Leib habitait à Téplik et passait pour être un grand thaumaturge, comme mentionné précédemment. Certains allèrent même le prendre pour le Mashiah ! Il est vrai qu'avec lui, les femmes stériles devenaient capables d'enfanter, etc., et sans délai !
Sa renommée s'étendit à tel point que lorsqu'il voyageait, toute une foule de gens le suivait en carriole. Pourtant, les Justes de la génération le rabaissaient, ce qui l'affligeait beaucoup. C'est alors que Rabénou prit position : « est-ce une tâche noble de rabaisser quelqu'un '
Une tâche noble consiste à relever l'individu ! » Rabénou le rapprocha de lui et lui donna plusieurs directives, dont l'une d'elles était de s'abstenir de porter les Téfilin de Rabénou Tam durant une année entière.