Peu de temps avant la disparition de Rabénou, sa seconde épouse se mit à pleurer à chaudes larmes. En l'entendant, le Tsadik déclara à ses disciples : 'pourquoi pleure-t-elle '
Serait-ce à cause de l'argent '! Elle trouvera dans l'armoire l'intégralité de la somme inscrite dans la Kétouba'.
On ouvrit l'armoire et on en sortit un sac rempli de pièces, contenant 300 rendels, une petite fortune. Les hassidé breslev disaient que leur maître avait pris soin de mettre de côté ces pièces en monnaie courante, suivant en cela l'avis de Rabbi Méir, tel qu'il figure dans la Guémara.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-555
Rabbi Nathan évoqua une fois la leçon intitulée 'celui qui s'éveille la nuit'
(LM I,52). Cet enseignement traite de l'importance du dialogue avec D., pratiqué à l'abri des regards, en dehors de la ville, et de préférence durant la nuit. Certains élèves qui craignaient ce type de sorties, en parlèrent avec Rabbi Nathan. Le maître leur raconta une histoire. Des heidemarks (bandits cosaques) s'en prirent une fois à une ville, ce qui provoqua la fuite éperdue de tous ses habitants. Parmi eux se trouvait un homme qui était connu pour être extrêmement peureux. Dans la précipitation, il se cacha dans le cimetière et y demeura toute la nuit.
Le lendemain, quand les gens retournèrent chez eux, les proches de cet homme lui demandèrent : 'comment as-tu fait pour ne pas éprouver la peur ' Tu es pourtant resté seul dans cet endroit, une nuit entière !' Il leur répondit : 'les pillards m'ont tant effrayé ! J'en ai oublié jusqu'à ma peur ...' Rabbi Nathan conclut : 'il en est de même dans le service de D., ainsi que le rapporte le Zohar (III,158,b) : 'celui qui se trouve dans la détresse ne voit rien'. L'explication en est la suivante : celui qui vit une situation tendue ne tient compte d'aucun obstacle'. Lorsqu'on ressent de la crainte et de l'effroi vis à vis du jour du jugement prochain, toutes les peurs éprouvées à l'égard de ce monde physique disparaissent'.
Source :
1-49
Rabénou a dit :
« toute pensée de repentir provient de moi ».
Ses disciples disaient que l'on peut trouver la source de cet enseignement
dans la leçon 282, à propos de l'officiant qui collecte les points positifs de chaque membre de l'assemblée, et les élève en les inclinant du côté du mérite, ce qui correspond à la pensée de repentir qui traverse l'esprit de chacun.