Le Baal Chem Tov faisait toujours coïncider sa prière avec le lever du soleil. Les juifs de la communauté de Medziboz agissaient de même.
Après la disparition du Tsadik, ils décidèrent d'implanter plus fermement cette habitude, en fermant les portes de la synagogue, dès la fin de cette prière matinale. Ils maintinrent cette coutume pendant longtemps.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-663
Rabbi Nathan a raconté qu'il avait eu l'occasion de rendre visite à Rabbi Nahoum de Tchernobyl, qui se trouvait alors à Mohlov. Il y passa un Shabbat en sa compagnie. Après la prière, Rabbi Nahoum se rendit chez le beau-père de Rabbi Nathan, 'le grand Rabbi David Tsvi', afin de procéder à la sanctification du Shabbat sur une coupe de vin, car ils entretenaient des relations amicales et se connaissaient déjà, avant même que le Becht ne rapproche Rabbi Nahoum de la hassidout. Quand ce dernier pénétra dans la maison, Rabbi David Tsvi l'aperçut et lui déclara : 'j'aimerais vous honorer en vous offrant le kidoush, mais ma femme la rabbanit n'est pas encore revenue de la synagogue'. Rabbi Nahoum lui répondit : 'le Becht a dit qu'à la venue du Mashiah, l'endroit réservé aux femmes sera supprimé'. Lorsque Rabbi Nathan rapportait ce dialogue, il disait, en guise de conclusion : 'quant à nous, nous avons une autre tradition, que nous détenons de la bouche même de Rabénou, à savoir que les prières des femmes sont très précieuses aux yeux de D.'
Source :
1-183
Lorsque Rabénou rendit visite au saint Rabbi Mordekhaï de Neskhiz, à son retour de la Terre sainte, il le trouva alité et souffrant. Il vint en fait le voir cinq jours avant son décès, comme mentionné dans Hayé Moharan §113. Rabbi Mordekhaï versa alors à Rabbi Nahman la somme de dix rendels pour un rachat afin qu'il prie pour sa guérison. Rabénou confia à ses disciples que si Rabbi Mordekhaï avait été prêt à se défaire de tous ses biens en les cédant à la charité, il aurait recouvré la santé, mais il aurait été difficile de le lui dire.