Rabbi Nathan vendit les tables de fontes d'impression qui avaient servi à imprimer le Likouté Moharan. L'imprimeur lui remit en échange différents ouvrages comme des responsa, etc. Rabbi Nathan prit les livres et les mit en vente, dans la synagogue principale d'Ouman, avec d'autres ouvrages de Rabénou. Au moment de les vendre, il se mit à parler du service de D. aux personnes qui se trouvaient là, sans prêter attention au fait qu'elles pouvaient ne pas du tout partager ses vues. En effet, certains se moquèrent de lui, et le ridiculisèrent, en l'imitant par leurs mouvements,
quand il eut le dos tourné. Parmi eux se trouvait Rabbi Ozer, qui avait été durant un temps son élève distingué.
Ce homme s'était rapproché de Rabbi Nathan, de la façon suivante.
Un jour, Rabbi Ozer tendit l'oreille pour écouter les paroles de son futur maître. Il fut pris alors d'une telle ardeur, qu'il tomba aux pieds de Rabbi Nathan, à qui il demanda : 'en signe de repentance, que doit faire une personne qui a prononcé des paroles inconvenantes à l'égard d'un talmid hakham qui est mort (il songeait à Rabénou) '' Rabbi Nathan lui fournit pour toute réponse, la règle énoncée dans le Shoulhan Aroukh, section Yoré déa, à savoir qu'il faut prendre dix personnes, se rendre pieds nus sur la tombe du défunt et lui demander pardon. Rabbi Ozer s'exécuta. Il s'attacha par la suite de toutes ses forces à Rabbi Nathan, et devint l'un de ses plus grands disciples, comme on le sait. C'est ainsi que de nouvelles personnes se rapprochèrent de la voie tracée par Rabbi Nahman.
Source :
1-531
'Heureux les yeux qui ont aperçu ceux de Rabénou. Et heureux les yeux qui voient ceux des personnes qui l'ont aperçu', disait Rabbi Nathan.
Quand Rabbi Avraham le fils de Rabbi Nahman rapportait cette parole, il ajoutait en guise de conclusion :
'il en est de même de génération en génération'.
Source :
1-507
Durant les nuits d'hiver, en particulier le vendredi soir, un travail spirituel intense peut nous amener à des sommets comparables à ceux atteints pendant la nuit de yom kippour, lorsqu'on profite d'une nuit si longue pour servir D. véritablement.