Rabbi Nahman de Toulchin a raconté qu'il avait pu voir le manuscrit de la prière basée sur la leçon 56 'pourquoi voiles-tu ta Face ''. La quasi totalité du texte avait été rendue illisible, en raison des larmes abondantes, versées par Rabbi Nathan. Son disciple put malgré tout identifier cette prière, grâce aux premiers mots qui constituaient le titre de la leçon, écrits de façon bien visible, en gros caractères.
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1-535
Dans sa vieillesse, Rabbi Nathan continuait à réciter la section hebdomadaire de la Torah à deux reprises, ainsi que sa traduction en araméen, malgré son état de santé, fragile. Encore paré de ses téfilines un vendredi matin avant la mi-journée, un des hassidé breslev lui fit remarquer :
'cette façon d'agir diffère de l'enseignement du Ari zal, car d'après la tradition mystique transmise par ce maître, il faut réciter ces textes au delà de minuit'.
Rabbi Nathan lui répondit : 'tout le monde n'est pas capable d'agir selon les recommandations du Ari zal !'
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1-691
En 1803, Rabbi Nathan qui se rapprochait à peine de Rabénou, voyagea en sa compagnie, jusqu'à Medvedevka, afin d'assister au mariage de sa fille Sarah. La cérémonie devait être célébrée le premier Nissan. Rabbi Nathan prolongea son séjour dans cette ville, au-delà de la fête de Pessah (cf Yémé Moharnat §3). Le disciple souhaitait ardemment que Rabbi Nahman l'invite à l'occasion de la soirée pascale, ce qui lui permettrait d'assister à la façon dont Rabénou dirigeait les différentes étapes jalonnant la fameuse nuit. A sa grande déception, le maître ne le convia pas au dîner, car il avait l'habitude de passer la soirée avec ses proches. Rabbi Nathan était pourtant animé d'un tel désir de voir Rabénou, qu'il s'élança, dès qu'il eut fini son propre séder, en direction de l'auberge où séjournait son maître.
Il passa près de la porte, et aperçut Rabénou qui, un verre à la main, entamait la prière qui débute par les mots : 'déverse ta colère'. Ce bref instant lui procura une immense joie !