Une personnalité notoire s'était engagée fermement à ne jamais proférer le moindre mensonge. Il ne devait dire que la stricte vérité, en toute occasion. Son service divin et ses paroles étaient entièrement axés sur ce principe. Il fut un jour contraint de franchir la frontière, sans autre alternative possible, mais il ne possédait pas de passeport. Lorsque les douaniers l'interrogèrent, il leur répondit qu'il en était démuni, en vertu de sa stricte ligne de conduite, qui consistait à dire la vérité, coûte que coûte. Les garde-frontières l'incarcérèrent, ce qui l'obligea à délaisser beaucoup son étude et ses dévotions. Finalement, il dut mentir à de nombreuses reprises pour recouvrer sa liberté. A propos de ce récit, Rabbi Nathan disait qu'il lui était arrivé tout cela, car il ne savait pas se servir de la vérité, comme il se doit. Il lui aurait suffi d'acquiescer d'un simple mouvement de tête, et il aurait franchi la frontière sans encombres. L'adoption d'une ligne de conduite stricte en matière de vérité le conduisit au contraire à proférer de nombreux mensonges, et à négliger son service divin, le temps de recouvrer sa liberté.
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1-524
Rabbi Itshak le fils de Rabbi Nathan eut l'occasion d'écrire une lettre à son père, dans laquelle il lui raconta un miracle qui s'était produit dans la ville de Toulchin. Il y avait là-bas un homme simple, du nom de Rabbi Nétanel. Toutes les bénédictions qu'il donnait se réalisaient de façon extraordinaire. Rabbi Itshak demanda à son père ce qu'il en pensait. Rabbi Nathan lui répondit qu'il voulait en savoir davantage : comment ce Rabbi Nétanel se comportait-il dans la vie de tous les jours ' Après lui avoir fourni des précisions supplémentaires, Rabbi Nathan expliqua à son fils que même si les actions décrites par Rabbi Itshak étaient honorables, elles n'étaient pas suffisantes pour justifier la portée des bénédictions qu'il attribuait. Le fils de Rabbi Nathan devait aller plus loin dans ses investigations, en tâchant de déceler chez Rabbi Nétanel une conduite particulière. Finalement, Rabbi Itshak remarqua que cet homme simple veillait scrupuleusement à se lever au milieu de la nuit, et à accomplir le Tikoun hatsot.
Rabbi Nathan répondit à son fils :
'ne cherche plus ! C'est bien cette pratique qui confère une force spéciale aux bénédictions qu'il prodigue'.
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1-192
Quand Rabénou était dans sa quatrième année, sa mère restait près de lui pour le faire dormir. Dès qu'il la voyait s'assoupir, il descendait du lit avec précaution, et s'en allait sur la tombe du Baal Chem Tov son arrière-grand-père.