Le saint Rabbi Mordekhaï de Slonim zatsal a raconté qu'il connaissait un vieil homme, originaire de Tibériade, sans enfants. Cette personne lui confia la raison pour laquelle il avait eu un tel sort. Dans sa jeunesse, il avait une fois jeté une pierre, en direction de Rabbi Nathan. Celui-ci s'était alors tourné vers lui, lui prédisant :
'Malheureux ! Tu resteras pierre...'
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A l'époque où Rabbi Nathan commença à se rapprocher de Rabénou, au mois de septembre 1802, le maître lui donna certaines directives, dont notamment l'étude quotidienne de dix-huit chapitres de Mishna. Rabbi Nathan veilla soigneusement à accomplir cette ordonnance, à tel point qu'au moment du premier Simhat Torah après sa rencontre avec Rabbi Nahman, Rabbi Nathan alla s'isoler dans une chambre pour y étudier le nombre requis de chapitres de Mishna, alors qu'au dehors, la fête battait son plein. Ce type de conduite exaspéra son père, qui lui lança, sur un ton méprisant : 'à mon fils, il donne à étudier 18 chapitres de Mishna '!' Tenant son fils en très haute estime, il était d'autant plus choqué que Rabénou ait osé lui conseiller une telle pratique, qui ne convenait nullement à un érudit tel que Rabbi Nathan, qui éblouissait par son savoir les autres fidèles de sa communauté.
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Rabénou raconta une fois une histoire qui illustre la folie inhérente à ce monde-ci. Les gens travaillent et s'efforcent de gagner leur subsistance. Ils pensent à tort qu'ils sont en vie grâce aux efforts qu'ils fournissent constamment. En réalité, ils reçoivent ce dont ils ont besoin de la seule main généreuse du Créateur.
Deux riches habitaient une même maison. L'un était très avare, alors que l'autre passait le plus clair de son temps à recevoir des invités, distribuant largement son argent aux plus démunis.
Une fois, un pauvre se présenta devant l'avare. Il lui demanda de bien vouloir lui remettre quelque aliment, afin d'apaiser sa faim. Le riche lui répondit : 'il me reste des os qu'il faut casser en morceaux plus petits. Travaille d'abord pour moi puis je te donnerai de quoi manger, en guise de salaire'. N'ayant pas le choix, le pauvre consentit à exécuter ce travail laborieux. Quand il eut fini, le riche le somma de s'adresser à son voisin généreux, qui lui donnera ce qu'il recherche. Le pauvre se rendit naïvement chez l'autre riche, car il pensait que son 'employeur' le paierait en nature. A son entrée, il fut accueilli avec de grands honneurs par l'homme charitable, qui lui assura le couvert, comme à son habitude. Au cours du repas, le riche entendit le pauvre soupirer : ' j'ai travaillé dur aujourd'hui...' Il le questionna et l'hôte lui raconta toute l'histoire : il avait travaillé chez son voisin fortuné. Celui-ci l'avait envoyé ici pour s'y nourrir, en guise de salaire... Le maître de maison lui répondit : 'mon cher frère, tu as travaillé gratuitement, eh bien maintenant, mange aussi gratuitement !'