Rabénou disait :
"quand un homme cherche des yeux le plat suivant alors que la nourriture constituant le plat précédent se trouve encore devant lui, c`est ce qu`on appelle un désir de manger . L`homme doit en effet manger lentement, et de façon posée".
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-551
Dans la maison d'étude du beau-père de Rabbi Nathan, Rabbi David Tsvi, on avait l'habitude de suivre les directives de ce dernier, quand il s'agissait de désigner un ministre officiant. Il choisit une fois son gendre, le beau-frère de Rabbi Nathan, pour diriger l'office. Ce dernier fut contraint de s'aliter peu de temps après. Lorsque Rabbi David Tsvi alla lui rendre visite, son gendre lui confia : 'je redoute que la maladie dont je souffre soit due aux pensées étrangères et au sentiment d'orgueil que j'ai éprouvé quand j'ai prié devant le pupitre'. Rabbi David Tsvi lui répondit : 'la récompense de la prière, c'est le paradis. Mais la punition de l'orgueil, c'est l'enfer. Toutefois, nous aurons quand même réalisé une mitsva !'
Source :
1-174
Rabbi Lipa se rapprocha de Rabénou en même temps que Rabbi Nathan.
Il y fut d'ailleurs pour beaucoup dans le rapprochement entre ce dernier et Rabénou. Il devait par la suite s'éloigner du maître.
Une fois, lors du troisième repas de Shabbat, un commerçant entra et appela Rabbi Lipa à l'extérieur.
Les étoiles marquant la fin de Shabbat étaient déjà visibles dehors.
Cet homme entama une conversation avec lui.
Cette interruption en plein milieu du repas, et qui plus est, alors que le Tsadik n'avait fini de dispenser sa leçon, constituait un grand affront. Rabénou mentionna un enseignement figurant dans le Tikouné Zohar, et rapporté dans la leçon 23 :
«elle [une force malfaisante] les séduit sous la forme de l'argent dans ce monde, rit avec ceux qu'elle prend dans ses filets, puis les tue'! » Cette parole s'accomplit pour le petit fils de Rabbi Lipa, Rabbi Moshé Welwel.
Alors qu'il voyageait une fois en compagnie de son cocher non juif, qui était à son service depuis des années, ce dernier sortit hors du chemin, pénétra dans une forêt dense et se jeta sur Rabbi Moshé, pour le tuer.
Celui-ci lui demanda une dernière faveur : celle de faire la prière de l'après midi, avant de quitter ce monde' Le non juif consentit à sa demande, et Rabbi Moshé se mit à prier en versant d'abondantes larmes, le c'ur brisé. Après avoir terminé, le cocher regretta d'avoir exprimé ouvertement ses intentions et lui demanda pardon. Quand ils retournèrent à la maison, Rabbi Welwel lui déclara : « je te suis reconnaissant d'avoir épargné ma vie, cependant, je ne te veux plus à mon service ! » Il le congédia. Par la suite, le cocher se vengea et finit par tuer Rabbi Moshé.
Ce qu'avait annoncé Rabbi Nahman se réalisa : « et à la fin, elle les tue' »