Quand prirent fin les trois années d'exil à Némirov, de 1835 à 1838, Rabbi Nathan songea à revenir à Breslev.
Mais Moshé Henkès ne l'entendait pas de cette oreille : 'eh bien, lorsque des poils m'auront poussé dans le creux de ma main, il remettra les pieds dans cette ville. Je me rendrai chez le gouverneur Gordenitcha et lui ferait part de mon désir d'interdire l'accès de la ville à Rabbi Nathan'. Il se rendit d'un pas ferme à son domicile, mais dès qu'il entama la conversation, il ne se sentit pas bien, et s'évanouit.
Le gouverneur le voyant étendu sur le sol, craignit pour sa vie, car il pourrait être accusé de l'avoir assassiné, afin de s'emparer de sa fortune. C'est pourquoi il ordonna à ses domestiques de le faire sortir aussitôt de la maison.
Cependant, ces derniers ne trouvèrent pas de carriole susceptible de le ramener chez lui. N'ayant d'autre choix, ils le mirent sur une charrette qui transportait des ordures et de l'engrais. Il mourut aussitôt (cf la lettre 153 de Rabbi Nathan).
Source :
1-234
Rabénou prêta une certaine somme d'argent à Rabbi Chimon, son élève et serviteur, qu'on appelait communément Rabbi Chimalé. L'emprunteur investit cet argent dans quelque affaire, mais tarda à rembourser sa dette.
Rabénou lui en tint rigueur : 'eh bien, tu mérites d'être exilé'.
Effectivement, Rabbi Chimon dut voyager au-delà du fleuve Don, situé à une très grande distance de l'Ukraine.
Il se retrouva dans un endroit vide de toute présence juive. Toutes les démarches qu'il entreprit pour quitter ce lieu n'aboutirent à aucun résultat, d'autant plus qu'il se sentait inextricablement ballotté d'une affaire à l'autre. Cette situation dura trois longues années. Avant de retourner chez Rabénou, il dut subir une épreuve.
Alors qu'une infâme tentait de le faire trébucher dans la faute, il se blessa volontairement les lèvres, sous ses yeux, ce qui lui valut de triompher.
A des centaines de kilomètres de là, Rabénou s'était exclamé à ce moment-là : 'le ciel a maintenant pitié de lui.
Il doit être délivré'. Les obstacles disparurent comme par enchantement, et Rabbi Chimon parvint à revenir chez son maître, sans encombres. A son retour, Rabénou lui dispensa l'enseignement qui figure dans Sihot haRan §173.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-729
'La raison pour laquelle le service de D. que j'effectue dans ma vieillesse est correct, réside dans le fait que j'ai beaucoup pratiqué le dialogue intime avec D. dans ma jeunesse'. Paroles de Rabbi Nathan.