Le rav de Hmelnik entendit que le rav de Valtechisk avait aspiré de toutes ses forces, à se rendre en Terre sainte, et ce, durant quarante années.
Le rav de Hmelnik répondit à son interlocuteur :
« tout ce tapage et cette envie pendant quarante ans ' A quoi cela sert-il '
Il suffit de prendre de l'argent et de partir ! »
Quand on rapporta les paroles de son parent par alliance à Rabénou,
celui-ci déclara : « le rav de Valtechisk qui aspire de tout son c'ur à la terre d'Israël, méritera finalement d'y aller, mais le rav de Hmelnik, qui a affirmé qu'il faut simplement avoir de l'argent et faire le voyage, n'ira pas là-bas ». Il en fut comme l'avait dit Rabénou : le rav de Valtechisk immigra en Terre sainte avec toute sa famille et y habita de nombreuses années.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-68
Une fois, une personne se rendit chez Rabénou, alors qu'elle portait une déchirure à son vêtement, en signe de deuil.
Rabbi Nahman l'apostropha : « tu as jeûné ''' » comme pour lui faire comprendre que la situation de deuil dans laquelle il était plongé provenait des jeûnes qu'il avait l'habitude de pratiquer.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-230
A l'époque où Rabénou séjournait encore à Medvedevka, plusieurs individus mal intentionnés attisèrent un conflit dirigé contre sa personne. Un maître d'école s'opposait beaucoup à lui. Des gens de la ville l'avertirent :
'personne ne t'écoutera, ni te prêtera main forte, si tu déclenches une dispute contre lui, car Rabbi Nahman fait partie de la descendance du Becht. Qui plus est, c'est un Tsadik renommé. Tous ses élèves sont intègres et craignent le ciel.
Si tu persistes cependant à t'opposer à lui, rends toi chez le saint Rabbi Nahoum de Tchernobyl. Quand il prononcera quelque parole désobligeante à son égard, tu pourras alors te saisir de ce prétexte, pour attiser la controverse contre Rabbi Nahman'. Le maître d'école attendit donc la venue de Rabbi Nahoum, à Medvedevka. Quand celui-ci arriva, Rabénou vint l'accueillir, comme le veut la coutume. Avant que ce dernier ne pénètre dans la pièce où les deux Tsadikim allaient se rejoindre quelques instants plus tard, l'opposant en retira toutes les chaises, en n'en laissant qu'une seule, celle où allait s'asseoir Rabbi Nahoum. Le maître d'école voulait ainsi humilier Rabénou, qui serait resté debout. Quand Rabbi Haïkel le serviteur de Rabbi Nahman s'en rendit compte, il s'écria : 'une chaise pour Rabénou !' Le plan de l'opposant fut fatalement déjoué. On apporta une chaise supplémentaire, puis les deux Tsadikim s'isolèrent dans la pièce. Rabbi Haïkel raconta qu'il n'avait pas entendu la teneur de leur conversation. Cependant, il eut la curiosité de regarder au travers de la serrure. Rabénou était assis à l'une des extrémités de la table, face à Rabbi Nahoum. Ils s'observaient intensément,
la main de Rabénou posée sur la joue de Rabbi Nahoum, et celle de Rabbi Nahoum posée sur la joue de Rabénou.
Ils restèrent ainsi à discuter de Torah, durant toute la nuit. Devant pareille scène, le maître d'école qui s'opposait à Rabénou, fut naturellement réduit au silence.