On raconte que l'ami d'enfance de Rabénou vint une fois lui rendre visite. Il avait étudié avec lui dans sa jeunesse. Avant de pénétrer dans la pièce où le Tsadik se trouvait, il eut une idée : au moment où Rabénou allait lui serrer la main, il tiendrait la sienne de toutes ses forces, en lui faisant comprendre par ce geste, qu'il partageait des souvenirs en commun. Ils avaient étudié ensemble au 'heder, il le connaissait depuis si longtemps ! Quand cette personne franchit le seuil, elle vit Rabénou, debout, son visage dirigé vers le mur. Il s'adressa à lui avec délicatesse, et sans même lui jeter un regard : « prends ma main, mais sans la serrer ! » Le visiteur blêmit, saisi d'effroi devant son ancien ami.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-255
Un jour, Rabbi Itshak Aïzik fit irruption chez Rabénou, dans un état de grande excitation. Il voulait lui faire part d'un enseignement extraordinaire qu'on lui avait révélé en rêve. Rabbi Nahman lui fit signe de se taire, mais, dans sa fougue enflammée, il ne prêta pas attention à son geste. Rabbi Itshak dévoila le contenu du rêve, puis se sentit tout à coup pris de fatigue.
Quelques jours après, il quitta ce monde. Les hassidé breslev virent dans cet incident une allusion à cette règle du Talmud : 'celui qui enseigne une loi devant son maître est passible de mort'
(cf Hayé Moharan §313).
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-577
Le mariage d'un parent éloigné de Rabbi Nathan fut célébré à Némirov.
Le Tsadik se rendit à la cérémonie, afin d'éprouver la joie propre à ce type d'événement. Sans ce motif, il n'y serait pas allé, car les mariés n'étaient pas à ce point proches pour qu'il soit astreint à se déplacer. Seul le désir d'être joyeux lors du mariage conduisit ses pas.