Rabbi Nathan évoqua une fois la leçon intitulée 'celui qui s'éveille la nuit'
(LM I,52). Cet enseignement traite de l'importance du dialogue avec D., pratiqué à l'abri des regards, en dehors de la ville, et de préférence durant la nuit. Certains élèves qui craignaient ce type de sorties, en parlèrent avec Rabbi Nathan. Le maître leur raconta une histoire. Des heidemarks (bandits cosaques) s'en prirent une fois à une ville, ce qui provoqua la fuite éperdue de tous ses habitants. Parmi eux se trouvait un homme qui était connu pour être extrêmement peureux. Dans la précipitation, il se cacha dans le cimetière et y demeura toute la nuit.
Le lendemain, quand les gens retournèrent chez eux, les proches de cet homme lui demandèrent : 'comment as-tu fait pour ne pas éprouver la peur ' Tu es pourtant resté seul dans cet endroit, une nuit entière !' Il leur répondit : 'les pillards m'ont tant effrayé ! J'en ai oublié jusqu'à ma peur ...' Rabbi Nathan conclut : 'il en est de même dans le service de D., ainsi que le rapporte le Zohar (III,158,b) : 'celui qui se trouve dans la détresse ne voit rien'. L'explication en est la suivante : celui qui vit une situation tendue ne tient compte d'aucun obstacle'. Lorsqu'on ressent de la crainte et de l'effroi vis à vis du jour du jugement prochain, toutes les peurs éprouvées à l'égard de ce monde physique disparaissent'.
Source :
1-124
Rabénou a affirmé : «j'ai vu que tous mes disciples seraient pauvres.
J'ai donc 'uvré auprès du Saint béni soit Il, afin qu'il leur envoie un « a mitsel » (en yiddish, cette expression désigne un homme riche qui porte un couvre chef élégant) ». Il voulait signifier par là qu'il y aurait toujours une personne plus fortunée parmi ses disciples, qui couvrirait leurs besoins.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-738
Au cours d'un voyage, le chapeau de Rabbi Nathan s'envola. Rabbi Nahman de Toulchin, qui l'accompagnait, comprit que son maître en ressentait une certaine gêne, car il ferait son entrée dans la ville sans son couvre-chef. Le disciple ordonna au cocher d'arrêter les chevaux, puis il se mit à chercher attentivement. Il finit par retrouver le chapeau et le rapporta à Rabbi Nathan. Ce dernier, lui dit joyeusement : 'je te souhaite d'avoir toujours l'esprit tranquille !' Quand Rabbi Avraham, le fils de Rabbi Nahman de Toulchin racontait cette histoire, il disait : 'mon père a effectivement reçu une bénédiction de Rabbi Nathan. C'était un homme sage et très posé'.