Rabénou, Rabbi Nathan et Rabbi Naftali voyageaient ensemble. En cours de route, ils décidèrent de faire une halte, et choisirent de se reposer dans la maison de l'un des disciples. Dès que ce dernier les vit, il leur prépara un repas à base de lait et de fromage. La nourriture et les boissons étaient à consommer à l'extérieur, comme pour les hôtes de passage en villégiature. Rabénou toussait déjà beaucoup à l'époque. Il refusa donc de manger le fromage, qui risquait d'accentuer ses quintes. Rabbi Naftali toussait lui aussi et décida d'imiter Rabénou. Rabbi Nathan récita la bénédiction d'usage et mangea du fromage. Il encouragea son ami Rabbi Naftali à en prendre un morceau, mais ce dernier lui répondit : « tu me demandes de manger ' Si Rabénou me le dit, alors oui, je mangerai ! » Quand Rabénou entendit cette réponse, il lui intima l'ordre de goûter au fromage. Rabbi Naftali en mangea, puis il se mit à tousser. Rabénou secoua la tête et déclara : « avez-vous remarqué comme sa toux est complètement différente ' J'ai cru qu'il quitterait ce monde sous mes yeux mais à présent, je prévois qu'il aura une longue vie' » Les paroles de Rabénou se réalisèrent.
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-679
Rabbi Nathan entreprit de se lever au milieu de la nuit, durant les trois années où il assura la liaison entre Breslev et Némirov. Sa fille Hanna Tsirel constata qu'elle n'avait jamais vu son père se livrer à de telles dévotions auparavant. A cette époque, Rabbi Nathan se rendait à deux reprises au bain rituel, s'immergeant une fois avant Tikoun hatsot, et une autre fois avant la prière du matin.
Source :
1-629
Rabbi Nathan avait l'habitude de rendre visite aux hassidé breslev qui habitaient Krimentchouk. L'un d'eux se nommait Rabbi Efraïm, le fils de Rabbi Naftali, l'élève de Rabénou. Quand Rabbi Efraïm apprenait que Rabbi Nathan arrivait, il allait systématiquement à sa rencontre, afin de l'aider à porter son bagage. Une fois, Rabbi Efraïm eut du retard.
Rabbi Nathan fut donc contraint de soulever sa valise. Quand par la suite, Rabbi Efraïm le rencontra, ce dernier se confondit en excuses pour son retard. Rabbi Nathan lui répondit, avec une pointe de tristesse : 'il ne m'est jamais venu à l'esprit qu'un jour, une personne telle que moi soit obligée de porter elle-même ses propres affaires !'